Le futur appartient aux curieux !

« Knowledge is Power » – Savoir c’est pouvoir – et « To learn is to live » – Apprendre c’est vivre – comme disent les américains.

Skillshare est une plateforme communautaire pour apprendre les uns des autres. Ce projet vise à rendre les échanges de savoirs plus faciles, plus enrichissants et plus amusants. Nous vous laissons découvrir dans la très sympathique vidéo ci-dessous en quoi cela consiste.

Et vous, auriez-vous envie d’apprendre ou d’enseigner vos connaissances aux autres pour faire progresser la marche du monde ?

[La pub du mois] Quand un carnet de note se transforme en lettre d’amour pour la St Valentin

Cela beau être la St Valentin, la guerre est officiellement déclarée entre Moleskine et Field Note. Les deux leaders des carnets de note rivalisent en effet d’originalité pour produire des spots publicitaires plus créatifs les uns que les autres. Mais c’est pour notre plus grand plaisir !

Dans cette dernière vidéo à l’occasion du lancement des carnets de couleur rouge – comme par hasard juste avant la fête des amoureux ! – Field Note a transformé son produit phare en une véritable lettre d’amour pleine de poésie. On vous laisse découvrir cela dans la vidéo ci-dessous :

Nous en profitons pour souhaiter une bonne St Valentin à tous les amoureux de la terre ! 🙂

Formations spécialisées pour l’industrie des sports outdoor : demandez le programme !

Outdoor Sports Valley (O.S.V) – l’association de promotion de l’industrie des sports outdoor – travaille depuis plusieurs mois déjà à la création de 3 formations diplômantes d’une durée d’un an à destinations d’étudiants désireux de travailler dans ce secteur d’activité.

Dès la rentrée de septembre 2012, 3 programmes verront le jour : le premier en management, le deuxième en vente internationale et le dernier est une formation technique « chaussures et vêtements de sport ». Les sessions de cours seront dispensées en anglais et un stage en entreprise devra conclure la formation. Le recrutement des premières promotions (environ 20 étudiants chacune) vient tout juste d’être lancé dans le monde entier. Si vous êtes intéressés, vous trouverez toutes les informations utiles et les modalités d’inscription sur le documents à télécharger ici.

[Booklub] « Dans les forêts de Sibérie » par Sylvain Tesson

Pour le Booklub de février, on vous propose le résumé d’un livre qu’on a beaucoup aimé – et qui a reçu le Prix Médicis Essai 2011 : Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson (Ed. Galimard). Durant 6 mois, l’écrivain globetrotteur a rédigé un journal d’ermitage qu’il nous fait partager dans un récit captivant.

Tout commence par un haut le cœur dans un rayon de supermarché, où l’on se demande à quoi peuvent bien servir quinze sortes de ketchup différentes. Ou peut être est-ce au moment où l’on se rend compte que ce que l’on aime le plus dans la vie ne représente qu’une poignée d’heure de notre existence, une fuite en avant, une course poursuite contre le temps. « Une fois ankylosé dans la graisse du conformisme et enkysté dans le saindoux du confort, on est mûr pour l’appel de la forêt ».

Du courage, il en faut pour ne pas renoncer au moment crucial, lorsqu’on est sur le point de saisir ce que l’on désire au plus profond de soi. M’éloigner de la société, faire un pas de côté, m’a permis de relativiser l’importance que j’accordais à certains aspects de ma vie. En ville chaque action est faite au détriment d’une autre, ici chacune est un accomplissement, une expérience en elle même. Le temps se calme, on se sent alors libre car nos journées le sont. Le bonheur, chimère inatteignable des pays développés devient alors accessible comme par enchantement. Pour le saisir, il suffit d’en prendre un instantané, accepter de ne pas se préoccuper de l’avenir. A bien y regarder, peut de choses sont nécessaires au bonheur : « du soleil, un belvédère, et dans les jambe le souvenir lactique de l’effort ».

L’ermitage s’accompagne d’un retour à de vraies valeurs. Savoir apprécier le bruit d’un bouchon de vodka qui saute près d’un poêle, procure plus de jouissance qu’un séjour palatial au bord du grand canal vénitien. Ici, plus besoin de l’efflorescence permanente d’imprévisibles nouveautés, le temps devient le grand ordonnateur de chaque émerveillement, selon un rythme immuable. Nous cessons alors de vouloir avoir une emprise sur le monde et le laissons dicter notre existence.

Si l’atteinte de la paix interne est le but ultime de la vie dans bois, elle doit aussi marquer le terminus du voyage et le retour parmi les hommes. Une vie telle que celle que j’ai menée durant ces 6 mois n’apporte rien à la communauté des hommes. Ce pas de côté, que j’invite chacun à faire, n’a finalement pour but que de nous ramener dans le droit chemin, car la vie doit être une oscillation entre ermitage et civilisation. Ce qui donne un sens à notre existence est la fidélité à un certain instant et notre effort pour éterniser celui-ci.

Quelques petites phrases qui nous ont plu :

« Rien ne vaut la solitude. Pour être parfaitement heureux, il me manque quelqu’un à qui l’expliquer »

« Habiter joyeusement des clairières sauvages vaut mieux que de dépérir en ville »

« Quand Youra s’en va, je suis saoul comme un chauffeur de tramway moldave »

« Se réjouir de la tombée de la nuit qui va cacher le bois de ma gueule »

« Nommer les bêtes et les plantes d’après les guides naturalistes, c’est comme reconnaître les stars dans la rue grâce aux journaux people. Au lieu de Oh mais c’est Madonna, on s’exclame, Ciel une grue cendrée ! »

La contemplation, c’est le mot que les gens malins donnent à la paresse pour la justifier aux yeux des gens sourcilleux qui veillent à ce que chacun trouve sa place dans la société active ».

SWiTCH Initiatives – ITW de Pilou Sassi de White Cristal

Envie d’en savoir plus sur les entreprises qui font bouger le monde de la glisse et du tourisme ? Dans le cadre des SWiTCH Initiatives, nous mettons en lumière des gens passionnés, qui créent des produits ou des services directement inspirés de leurs pratiques sportives. Aujourd’hui nous rencontrons Pilou Sassi, co-fondateur de White Cristal.

SWiTCH : Bonjour Pilou Sassi, peux-tu nous présenter ton parcours et ton entreprise ?

Pilou Sassi : Bonjour, j’ai 29 ans et je suis originaire d’Annecy. J’ai étudié à l’IUT Technologique d’Annecy jusqu’en 2000. C’est à la même époque que j’ai rencontré mon associé, Matthieu (33 ans), à Avoriaz. Il était alors étudiant à l’École Polytechnique de Graphisme de Lausanne. Il est plus artiste que moi qui suis plus attiré par les aspects marketing et techniques du produit. Nous sommes complémentaires, c’est une des raisons du bon fonctionnement de notre boîte. Nous avons créé White Cristal en Janvier 2008 sous un statut de SARL.

SWiTCH : Raconte-nous l’histoire de White Crystal ?

P.S : Tout a commencé par un voyage pendant l’hiver 2005-2006. Nous avons parcouru 64000 kilomètres en moins d’un an, du Canada à l’Argentine. Dans un backpacker à San Martin de Los Andes, nous avons rencontré un gars qui nous a présenté deux frères avec qui nous nous sommes tout de suite liés d’amitié. Leur père, qui possède une usine de fabrication de meuble en bois, nous a laissé faire nos premiers prototypes de skis.

Après un an et demi de réflexion, on s’est décidé à lancer White Cristal. Au départ l’idée était de faire nos propres skis de freeride et de freestyle, pas nécessairement de créer une marque avec une gamme complète. Finalement, nous avons décidé d’en faire une mais sans mettre beaucoup d’argent. Nous ne voulions pas non plus nous endetter car on souhaitait limiter les risques.

Nous avons été capables de créer des pièces uniques, c’est ce qui nous différenciait de nos concurrents. D’autres entrepreneurs avaient déjà eu l’idée (KaOrigin et Uniq), mais les deux sociétés ont coulé notamment parce qu’elles n’avaient pas une bonne communication et que les prix étaient trop élevés. Cela dit, au début, nous n’avons pas fait d’étude de marché. Ce qui signifie que nous n’avions pas de cible précise, pas de politique de prix, pas de positionnement sur le marché. En réalité, nous n’avons pas recherché la rentabilité à tous prix. Au début, on a tout fait au « feeling » !

Notre chiffre d’affaire s’élevait à 100K€ la 1ère année, nous l’avons ensuite doublé chaque année. Nous produisons toujours nos skis en Argentine, c’est certes moins rentable que de les produire en Asie, mais nous préférons la qualité à la quantité.

SWiTCH : Quelles sont les valeurs fondamentales et les facteurs concurrentiels de White Cristal ?

P.S : L’écoute, l’accessibilité et la proximité avec les clients. Cela nous permet « d’être vrai » et d’admettre plus facilement nos points faibles (ex : des semelles sèches qui demandent plus de fart).

 Cette attitude nous donne aussi plus de crédibilité auprès de la clientèle. Parfois, certains clients deviennent de bonnes connaissances et nous allons skier avec eux. En fin de saison nous reprenons contact avec nos clients pour avoir des retours sur les produits achetés. On gère tout nous même : de la création au SAV, en passant par la vente, le secrétariat, les commandes de matières premières, la communication, etc… Nous produisons en moyenne 400 paires de skis par an, donc nous connaissons nos produits au millimètre près. Ils sont vérifiés point par point. On est aussi très flexible sur nos horaires. Nous livrons quasiment les clients en mains propres: nous aimons voir leurs regards quand ils découvrent leurs skis !

SWiTCH : Le fait d’avoir créé ton entreprise pendant la crise économique a-t-il était un problème ?

P.S : Non, non pas du tout. On l’aurait créé de toute façon !

SWiTCH : Quelle est ta plus grande satisfaction en tant que Chef d’entreprise ?

P.S : Ma plus grande satisfaction a été de voir les premiers skis sortir et de savoir que c’était quelque chose que j’avais créé de A à Z. J’en retire beaucoup de fierté.

SWiTCH : Quel est ton conseil pour les rookies qui voudraient se lancer dans la création d’entreprise ?

P.S : Comme je l’ai dit, nous n’avions pas fait d’étude de marché au début. On est allé trop vite dans la démarche. Donc ma recommandation serait la suivante : prenez votre temps ! Allez-y doucement mais surement !

SWiTCH : Comment vois-tu White Cristal dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

P.S : Nous espérons diffuser nos produits dans 20 pays différents dans les 5 prochaines années. Nous souhaitons nous développer au Canada, aux U.S, etc… afin d’avoir une bonne couverture géographique.

SWiTCH : Quels sont les moyens de communication que vous utilisez pour faire connaître la marque et les produits ?

P.S : Nous utilisons principalement les réseaux sociaux comme Facebook car nous ne faisons ni commercial ni marketing ! Le bouche à oreille et notre proximité avec les clients font le reste !

SWiTCH : Quelle est la question qu’on ne t’a pas posé et que tu aurais aimé qu’on te pose ?

P.S : Ce n’était qu’un délire au départ nous n’étions pas issus de ce milieu, nous ne savions pas fabriquer un ski, nous avons tout fait à la « roots ». Nous n’avons pas créé notre entreprise dans l’arrogance mais plutôt pour nous faire plaisir. Nous avons beaucoup de projets secondaires dans plusieurs domaines (street wear, optique…) mais nous avons aussi beaucoup de frein pour ces projets (prix, concurrence accrue et pratiquement aucune distribution en France). Notre dernier projet est de proposer aux entreprises des skis professionnels : « Skis Entreprises ».

SWiTCH : Merci Pilou et bonne continuation à White Cristal !

[Média] SWiTCH est dans le Montagne Leaders n°229 !

Après InterMédia en début de semaine, SWiTCH est dans le Montagne Leaders n°229 ! Suite à notre étude sur les retombées économiques du VTT de descente menée en station de montagne pendant tout l’été 2011, en partenariat avec BikeSolutions et Laurent Vanat Consulting, le magazine des professionnels de la montagne publie un article de deux pages. Nous vous laissons télécharger ces résultats surprenants ici.