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Génération Z : qui sont les véritables « digital natives » ?

La génération Z, qu’on appelle aussi communément « génération C » pour Communication, Collaboration, Connexion et Création, est née à partir de 1995. Définie comme hyper connectée, dans un monde où l’espace physique est explosé, c’est la première génération que l’on considère totalement mobile. Analysons de plus près le poids déterminant des technologies dans son quotidien ainsi que ses aspirations et ses angoisses.

 

 

Source : JWT Intelligence – Gen Z : Digital in their DNA, April 2012 

Qui sont ces nouveaux jeunes branchés en permanence sur Internet ?

Box 1824, cabinet de conseil en consumer trends basé au Brésil vient de produire une belle vidéo pour expliquer qui est cette nouvelle génération, appelée les Millennials ou Digital Natives, née avec les nouvelles technologies et en permanence « branchée » sur Internet.

Pour comprendre ces ados qui surfent, tchatent, « lolent » et parfois piratent… la vidéo part de la description des générations précédentes, comme la génération X et celle des baby boomers. Au fil des musiques et des images d’archives, qui nous replongent des années 70 à nos jours, on nous montre le chemin parcouru. Puis un panorama des tendances constitutives de ces nouveaux consommateurs est expliqué.

Un remarquable travail didactique + une analyse fine = une vidéo à ne pas rater ! (durée : 9’31)


Les français et les médias sociaux : les chiffres clés

L’Ifop a publié il y a quelques jours la dernière vague de son enquête sur les réseaux sociaux en France. A la lecture du rapport, nous avons eu quelques surprises ! A commencer par le classement de la notoriété des réseaux sociaux :

Les 4 réseaux sociaux les plus connus en France sont dans l’ordre: Facebook , YouTube , Copains d’Avant et Meetic. Twitter n’arrive qu’en 7ème position. Plus globalement, il faut retenir 3 conclusions majeures :
– Le grand nombre de plateformes sociales explique la grande hétérogénéité des scores de notoriété ;
– Twitter enregistre une progression très impressionnante : connu de 63% des internautes en âge de voter en 2009, le réseau gagne 17 points 12 mois plus tard ;
– Les réseaux sociaux du PS & de l’UMP, dans la perspective des présidentielles de 2012, sont très peu identifiés : 3 points pour les Créateurs du possible (UMP); 2 points pour la Coopol…

On sait depuis longtemps qu’il faut bien distinguer l’appartenance à un réseau social et le fait d’y avoir une activité effective. Les inscriptions antérieures sont tenaces… Facebook arrive ainsi en 3ème position après ses ancêtres Copains d’Avant et Windows Live (Messenger+Spaces). Plus surprenant encore, juste derrière Facebook, on trouve Trombi qui reste devant Youtube . Twitter est 11ème et Foursquare 26ème.

Autre fait marquant, la polyappartenance des internautes aux réseaux sociaux:
– 78% des internautes se déclarent membres d’au moins un réseau social ;
– Les internautes se déclarent en moyenne membre de 2,9 réseaux sociaux.

L’étude présente 3 autres éclairages intéressants :
– “ La proportion d’internautes membres d’au moins un réseau social stagne, et ce en dépit d’une offre largement élargie”. Cela signifie donc que la population concernée par les réseaux sociaux ne progresse pas et que c’est au sein même de cette population que l’usage se multiplie puisque, en 1 an, les internautes ont en moyenne adopté un réseau social de plus.
– “Près d’un internaute sur trois serait membre de quatre réseaux sociaux ou plus.” Il convient ici de préciser que c’est au sein des digital natives que l’on retrouve cette variété de l’usage.
– “ Windows Live, Facebook et Copains d’avant confirment pleinement leur statut de réseaux sociaux généralistes.” Ce podium se retrouve dans toutes les sous-catégories de la population.

En résumé, de grandes différences demeurent entre certains taux de notoriété et les taux d’appartenance correspondants. Twitter en est la meilleure preuve. Pour compléter cette étude, nous aurions aimé savoir quel est le taux d’activité sur les plateformes auxquelles les internautes déclarent appartenir, car il faut toujours se méfier des résultats obtenus dans le cadre d’études déclaratives.

Ce document est très riche et étonnamment digeste. Les zooms sur Twitter et la relation des Français à la protection des données privées sont bien faits. Nous vous recommandons de le télécharger pour le lire au calme.


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