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[Media] SWiTCH est dans les actualités de février de la CCI de Nantes-Saint Nazaire

ITW Armelle Solelhac SWiTCH CCI Nantes Saint-NazaireAprès une intervention d’Armelle Solelhac, PDG de SWiTCH, lors de la Saint Nazaire Digital Week en septembre 2017, elle est interviewée dans la lettre d’information économiques spécialisée de la CCI Nantes-Saint Nazaire. Cet entretien sur les mutations à venir dans le tourisme donne des pistes aux professionnels afin de créer une expérience touristique « Wow ». Interview.

ITW Armelle Solelhac SWiTCH CCI Nantes Saint-Nazaire 2

Quand Edgar Grospiron, Champion Olympique, et Armelle Solelhac, PDG de SWiTCH, parlent de marketing automation…

Edgar Grospiron & Armelle Solelhac

En Mars dernier, nous avions eu le plaisir de participer 1er Automation Day organisé par Webmecanik à Paris. Nous y avions présenté notre étude de cas en matière de personal branding pour Edgar Grospiron et comment l’usage du marketing automation avait permis de booster la commercialisation de ses conférences sur la motivation des individus et des équipes en entreprise. Nous avions à cette occasion réalisé une interview sur le sujet.

Pour tout savoir des étapes, des facteurs clés de réussite et des résultats de la campagne, voici la vidéo de l’interview d’Edgar Grospiron, Champion Olympique et triple champion du monde de ski de bosses, entrepreneur et conférencier, par Armelle Solelhac, PDG des Agences SWiTCH.

SWiTCH Initiatives – ITW de Christophe Hermitan, fondateur de Synpeak

Sportif de haut niveau, Christophe Hermitan a décidé de mettre à profit son expérience d’athlète au service des enjeux de la forme et de bien-être en entreprise. Il a fondé l’entreprise Synpeak en 2012 avec Marie Aufranc. Leur but : intégrer le sport en entreprise et suivre les acteurs de l’entreprise dans leur bien-être personnel. Interview.

SWiTCH : Bonjour Christophe, vous avez 15 secondes top chrono pour vous présenter !

Christophe Hermitan : Bonjour, j’ai effectué une formation STAPS sur Grenoble, puis Lyon pour obtenir un master en préparation physique et mentale. Après une carrière de sportif de haut niveau, j’ai entrainé l’équipe de France de ski cross jusqu’en 2008, puis j’ai été préparateur physique dans un club de rugby professionnel. Ma passion du haut niveau m’a amené à monter mon entreprise. Je suis associé avec Marie Aufranc, diplômée de l’ESSEC Paris, qui était membre de l’équipe de France de ski alpin. Nous avons aujourd’hui pour objectif d’amener les valeurs et outils du sport de haut niveau au service des entreprises. Nous avons créé notre entreprise en novembre 2012. L’été 2013 a marqué la vraie mise en route.

SWiTCH : Comment vos proches ont-ils réagi à l’annonce du projet ?

Christophe Hermitan : Nous avons un entourage dynamique, donc nous avons été rapidement soutenus. Nous avons des profils d’entrepreneurs. En effet, en tant qu’athlètes de haut niveau nous avons la responsabilité de gérer notre propre carrière comme on le ferait pour une société. C’est donc un beau challenge de pouvoir monter notre entreprise !

SWiTCH : Quelle est votre clientèle actuelle et que leur proposez-vous ?

Christophe Hermitan : Ce sont les petites et moyennes entreprises, ainsi que les grands comptes en région Rhône-Alpes, à Genève, et également à Paris. Au sein d’une même entreprise, nous avons plusieurs types de clients : les dirigeants, les DRH, les managers, mais aussi les salariés. Nous considérons les salariés et les dirigeants comme des athlètes. Ainsi, nous leur apportons tous les conseils afin qu’ils soient les plus performants possible dans leur travail : gestion du sommeil, activité physique, alimentation, équilibre mental…

Nous désirons aussi développer le sport en entreprise. Nous proposons des séances de sport en entreprise pour pouvoir améliorer la qualité du travail. Notre offre s’étale du service d’activités physiques à l’accompagnement pour l’aménagement d’une structure sportive à l’intérieur de l’entreprise.

Enfin, nous organisons des séminaires d’entreprise, du team-building, des challenges sportifs.

SWiTCH : Comment mesurez-vous vos résultats ?

Christophe Hermitan : Nous avons des outils d’évaluation. Nous pouvons déterminer le niveau physique et de stress d’une personne. Nous avons suffisamment de recul pour savoir si les gens sont en zone critique ou d’équilibre.

SWiTCH : En quoi le sport est-il important dans le management des entreprises ?

Christophe Hermitan : Le sport de haut niveau est une exigence, le symbole de la performance qui se retrouve au sein d’une entreprise au service des salariés et des managers. Aujourd’hui nous utilisons tous les outils et méthodes que l’on pouvait utiliser avec des athlètes de haut niveau, outils d’analyse, de suivi et techniques d’accompagnement pour la santé, le bien-être et la gestion du stress, que nous adaptons pour aller vers la performance de l’entreprise.

Le sport est un moyen de cohésion et de fidélisation. Nous essayons de faire en sorte que l’entreprise soit un lieu de travail agréable et que les gens vivent l’entreprise un peu différemment. Ce phénomène existe déjà beaucoup dans les pays anglo-saxons.

SWiTCH : Y a-t-il un réel besoin aujourd’hui ?

Christophe Hermitan : La vision par rapport à la santé du dirigeant et du salarié évolue beaucoup. Cette question est au cœur des débats actuels. Dans les pays anglo-saxons ces dynamiques sont déjà bien intégrées dans les entreprises. Avec tous les moyens de communication et le rythme imposé aux salariés, il est aujourd’hui indispensable de penser à la santé des ressources humaines de l’entreprise. Il y a un réel bénéfice pour l’entreprise ainsi que pour le bien-être des salariés à intégrer ces dynamiques.

SWiTCH : Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

Christophe Hermitan : Engagement, entraide et performance. Le nom Synpeak vient de « synergie » et de « peak » (= sommet). C’est la synergie pour atteindre des sommets en réunissant des forces pour faire évoluer la personne.

SWiTCH : Quels sont vos outils de communication actuels ?

Christophe Hermitan : Nos outils de communication sont principalement la presse et les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Facebook, Google Plus).

SWiTCH : Quelles ont été vos plus grosses difficultés depuis l’idée du projet d’entreprise ?

Christophe Hermitan : Nous sommes en phase de développement donc nous n’avons pas encore connu de réelles difficultés.

SWiTCH : Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis la création de l’entreprise ?

Christophe Hermitan : Notre plus grande satisfaction est de se dire que nous sommes dans l’aire du temps et en cohérence avec le contexte et les questions d’actualités soulevées par les médias : Absentéisme, burn-out, etc…

SWiTCH : Comment voyez-vous Synpeak dans les cinq prochaines années ?

Christophe Hermitan : Dans 5 ans, nous désirons être la référence du sport d’entreprise et de la formation santé / bien-être à travers le sport dans la région Rhône-Alpes.

SWiTCH : Quels conseils donneriez-vous aux personnes désirant créer leur entreprise ?

Christophe Hermitan : Je conseille d’être patient. Monter une entreprise est équivalent à la préparation d’un événement sportif important. Il y a une longue phase de préparation avant d’arriver au but. Nous rencontrons plein d’aléas pendant cette phase de préparation. Il faut toujours savoir rebondir, être patient et s’entourer des bonnes personnes. Je conseille également d’être organisé dans la création de son entreprise.

SWiTCH : Quelle est la question qu’on ne vous a pas posée et que vous auriez aimé qu’on vous pose ?

Christophe Hermitan : Nous développons également une application qui permet d’avoir un accompagnement et un suivi à distance des dirigeants et des salariés après nos interventions : conseils sur la diététique, sur l’hygiène de vie, accès à une messagerie interne avec leur coach, etc…

Nous travaillons également actuellement avec le Centre des Jeunes Dirigeants sur la mise en place d’interventions, de formations et de séances de sport pour les dirigeants.

 

SWiTCH : Merci Christophe, et bonne continuation !

SWiTCH Initiatives – ITW de Jean-Christophe Guillaud-Bataille, Fondateur d’ESTHETE

Envie d’en savoir plus sur les entreprises qui font bouger le monde de l’outdoor ? Dans le cadre des SWiTCH Initiatives, nous partons à la rencontre des gens passionnés qui créent des produits ou des services directement inspirés de leurs pratiques sportives. Nous avons récemment échangé avec Jean-Christophe Guillaud-Bataille, fondateur de l’entreprise ESTHETE, marque française de vêtements et accessoires intelligents pour le vélo en ville. Interview.

SWiTCH : Pouvez-vous nous présenter votre parcours, et pourquoi avez-vous créé votre entreprise ?
Jean-Christophe Guillaud-Bataille : J’ai 32 ans et suis originaire de la région Rhône Alpes. J’ai une formation double d’Ingénieur et de Designer produits. J’ai pratiqué les deux compétences dans deux postes différents. J’ai d’abord été ingénieur designer produit dans une agence de Grenoble dans le secteur des sports de montagne et également du vélo. J’ai eu une deuxième expérience plus technique dans une PME du côté de Lyon, où je vis aujourd’hui, en tant que responsable du bureau d’études.

Ce qui m’a amené à Cycles Esthète ! J’ai fait pas mal de vélo étant étudiant et encore même aujourd’hui. Depuis de nombreuses années, je suis fan de vélos urbains et fonctionnels, mais également du milieu du fixie, où les vélos sont très esthétiques. En travaillant en tant que designer dans ce milieu, j’ai eu beaucoup idées sur l’équipement du cycliste. J’ai constaté qu’il manquait quelque chose aujourd’hui pour les cyclistes urbains. Depuis un moment j’avais cette idée d’apporter une solution aux personnes qui vont travailler en ville et qui ont cette problématique d’avoir des vêtements étanches, respirant, esthétiques, élégants, mais également sécuritaires. Je voulais faire une alternative au gilet jaune que je trouve laid, en le remplaçant par un système électronique, avec un éclairage à LED.

La veste que nous avons baptisé « Eclaireur » est équipée de ce système. Nous pensons déjà à d’autres solutions pour l’avenir en utilisant notamment des matériaux phosphorescents.

SWiTCH : Comment ont réagi vos proches à l’annonce du projet ?
JCGB :
J’ai reçu beaucoup d’encouragements. Les personnes qui me connaissent bien savent que j’ai un esprit d’entrepreneur. Avant d’avoir créé cette société, j’avais un statut d’auto-entrepreneur parallèlement à mes différents postes. J’ai toujours aimé avoir une activité et entreprendre. Cela a été très bien perçu par ma famille, par mes amis, j’ai eu le soutien de ma femme. C’est elle qui a décidé si oui ou non nous allions démarrer le projet ensemble. Elle m’a soutenu et elle m’a même aidé au début dans les démarches commerciales. Je n’ai reçu aucun avis négatif, l’accueil de mes proches a été très favorable !

SWiTCH : Quelle a été la plus grande difficulté que vous avez connu depuis la naissance du projet jusqu’à aujourd’hui ?
JCGB : La partie administrative : la création en elle-même, la rédaction des statuts, le dépôt des dossiers dans les différentes institutions comme la CCI, le tribunal de commerce, etc… Sur les 6 mois de vie l’entreprise, j’ai passé la moitié de mon temps à me battre contre la paperasse ! Pour moi, créer un produit, le développer et le commercialiser, est la partie la plus passionnante, la plus amusante et la plus facile du projet. Tout l’aspect administratif a été très pénible et laborieux, j’ai fait plusieurs fois les mêmes choses. On dirait que l’Etat n’a pas très envie d’encourager les gens à créer des sociétés tellement les démarches sont compliquées.

SWiTCH : Quelle a été la plus grande satisfaction depuis la création ?
JCGB : C’est le jour où j’ai vendu les premières vestes dans une boutique à Paris. C’est une boutique que j’ai presque harcelé pour obtenir un accord de leur part. Le positionnement est très nouveau, le concept est novateur et tout le monde apprécie le produit. Par contre il y en a encore qui sont réticents sur le niveau de prix (ndlr : 600euros TTC). J’ai beaucoup insisté dans les boutiques qui ont décidé de me référencer. Ça m’a fait plaisir de trouver des boutiques prêtes à partager les risques et prêtes à aider une entreprise jeune et innovante.

SWiTCH : Quelles sont les valeurs fondamentales de votre entreprise ?
JCGB : C’est d’abord la culture de l’innovation. Nous apportons des produits innovants et technologiques. Pour l’instant il n’y en a qu’un produit connu, mais une gamme est en cours de développement et chaque produit fait l’objet de recherches avancées. Il y a une vraie volonté de rompre les codes entre esthétisme, technologie et usage.

La deuxième valeur fondamentale est l’éthique. Nous nous adressons au milieu du vélo, on parle d’un mode de déplacement doux. Il y a une vraie éthique environnementale et une vraie éthique humaine. Il y a également une éthique économique : je cherche à faire produire les produits le plus proches possible de nous. On relocalise tout ce qui est faisable dans la société.

SWiTCH : Quels sont vos moyens de communication à l’heure actuelle ?
JCGB : J’ai un site Internet, j’ai mis en place une page sur Facebook avec le plus de fans possible, je pense que c’est aujourd’hui un outil de communication très puissant, ainsi que Twitter, Pinterest, Linkedin,…

J’utilise également des moyens de communication un peu plus classiques comme la presse et le mailing. Je fais aussi de l’évènementiel, puisque j’ai récemment participé au Salon du Cycle à Paris. Cet évènement m’a apporté beaucoup de retour sur les produits auprès des distributeurs, de la presse et des utilisateurs finaux. Cela a aussi été un vecteur de notoriété. Le grand public a pu découvrir les produits sur le stand.

SWiTCH : Au niveau de vos moyens de distribution, avez-vous décidé de vendre exclusivement en boutique ou avez-vous également prévu de vendre en ligne via votre site internet ?
JCGB : Je distribue dans les boutiques physiques dans les grandes villes de France. Nous serons bientôt présents dans les pays étrangers. Nous privilégions des boutiques haut de gamme qui proposent de très jolis produits. Nous avons aussi notre propre boutique sur notre site web.

SWiTCH : Cela ne choque pas les retaillers de vous voir vendre sur votre site Internet ?
JCGB : Ça les fait un peu grincer des dents, mais aujourd’hui c’est incontournable. Le e-commerce est en train de prendre beaucoup d’importance, il est donc logique que je m’installe dessus. Ce sont les nouvelles règles du jeu, il faut que les boutiques sachent jouer avec. Il y a  certaines boutiques qui m’ont dit clairement qu’elles ne prendraient pas mes produits à cause de cela. C’est un choix, mais je préfère me concentrer sur le e-commerce et avoir des boutiques physiques très qualitatives. Aujourd’hui, on peut être sur le web, tout en restant éthique et correct vis-à-vis de la distribution traditionnelle. Je ne vais pas casser les prix, je reste dans les mêmes conditions que ce qui se passe en boutique physique, donc à priori les magasins ont plus de chances d’avoir des clients. Il y a toujours l’avantage de pouvoir toucher le produit et l’essayer. Je pense clairement que la tendance va s’inverser dans quelques années, il va y avoir de plus en plus de e-commerce, c’est évident au vu des facilités que cela représente.

SWiTCH : Quelle est votre vision à cinq ans pour votre entreprise ?
JCGB : C’est tout d’abord de bien faire le tour de tous les vêtements techniques pour le cyclisme urbain. Je pense aussi, dans quelques années, m’intéresser à toute la mobilité urbaine en général avec des moyens de déplacement comme le scooter, la moto et tout ce qui est alternatif, comme les trottinettes. Ma vision est d’avoir une vraie gamme de vêtements et d’accessoires qui s’adressent à une clientèle d’aventuriers urbains. Je vais m’intéresser à tous les déplacements urbains alternatifs.

SWiTCH : Est-ce que vous auriez un conseil pour une personne qui voudrait créer son entreprise, mais qui n’ose pas encore ? Par où commencer ?
JCGB : Tout d’abord sachez qu’il existe des aides. Un bon point de départ c’est d’aller voir la CCI de votre département. N’hésitez pas à prendre un rendez-vous, ils vont vous proposer un accompagnement personnalisé pour créer votre société. Ils vont vous aider à constituer votre business plan et réaliser vos prévisions financières, présenter les types de produits, les moyens de distribution, etc… La CCI propose des modules de formation très intéressants.

Je me suis également intéressé au réseau Entreprendre et au réseau Initiative France. Il y a des clubs et des associations qui aident les jeunes entrepreneurs. Il ne faut pas hésiter à aller les voir. Ils ont plein de bonnes idées ! Cela permet d’aller beaucoup plus vite pour prendre des décisions et faire des choix. Je conseille aux jeunes entrepreneurs de ne jamais baisser les bras, même si cela peut paraitre compliqué et si parfois on a l’impression d’être un peu noyé, il ne faut pas se décourager et il faut en parler autour de soi, c’est une bonne expérience.

SWiTCH : Merci beaucoup Jean Christophe et bonne continuation !

Photos : G. Piel.

SWiTCH Initiatives – ITW de Laurent Surbeck, PDG de Montagne TV

Envie d’en savoir plus sur les entreprises qui font bouger le monde de la glisse et du tourisme ? Dans le cadre des SWiTCH Initiatives, nous mettons en lumière des gens passionnés, qui créent des produits ou des services directement inspirés de leurs pratiques sportives. Avec près de deux millions de téléspectateurs, Montagne TV est la nouvelle « chaîne qui monte, qui monte » ! Nous rencontrons aujourd’hui son PDG, Laurent Surbeck.

SWiTCH : Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ?

Laurent Surbeck : Je suis né et j’ai grandi en région parisienne mais depuis tout petit j’ai développé une passion sans borne pour la montagne et son univers. Entre le ski en hiver et les vacances d’été, j’ai appris à découvrir cette culture, cette histoire.

Parallèlement, j’ai suivi un cursus supérieur dans une école de commerce et me suis rapproché assez naturellement des média. J’ai eu la chance de travailler dans de grosses structures comme le groupe Lagardère, NRJ et TV8 Mont-Blanc. Ce fut une aventure humaine extraordinaire. En 2008 j’ai souhaité me lancer en solo et j’ai crée ma propre société de production OXO-Media. C’est à ce moment que l’aventure Montagne TV a débuté…

SWiTCH : Comment l’idée de cette chaîne 100% dédiée à la montagne est-elle née ?
Laurent Surbeck : Depuis quelques années cette idée trottait dans la tête de Jean-Philippe Caille. A l’époque des premiers essais de TV sur le web, il avait déjà déposé le nom de domaine Montagne TV. Et puis en 2010, étant tous deux de vrais passionnés de montagne, nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure et de redonner vie au projet.

SWiTCH : Quelle est ta plus grande satisfaction en tant que chef d’entreprise ?
Laurent Surbeck : Je pense que c’est le fonctionnement de la chaîne. Elle est exactement comme nous l’avions imaginé, c’est-à-dire une chaine de qualité avec de vrais experts dans leur domaine. Et puis, notre aventure ne s’achève pas ici, l’objectif étant de développer la marque Montagne TV.

SWiTCH : Quelles ont été les principales difficultés depuis le début de l’aventure ?
Laurent Surbeck : Sans hésiter, la plus grosse difficulté est de maîtriser le développement, de savoir dire non à certaines opportunités qui se présentent, de prendre le temps de se développer. Faire des choix, prendre des risques, ce sont des tâches indissociables de la fonction d’entrepreneur. Par ailleurs, comme toutes les chaines de télévision, nous devrons prévoir l’avenir de la diffusion, de la consommation de la télévision.

SWiTCH : Comment vois-tu Montagne TV dans 5 ans ?
Laurent Surbeck : La chaîne sera de plus en plus internationale, à la fois en termes de diffusion mais également en termes de réseaux de correspondants.

Elle sera aussi de plus en plus innovante. De nombreux projets d’envergure sont à l’étude concernant la science-fiction, la 3D, la création de programmes courts toujours plus innovants.

D’une manière générale, je souhaite que nous soyons présent sur l’ensemble de l’univers de la montagne (relais d’informations touristiques, relais de vente de produits de montagne, etc.). Décliner au maximum la marque Montagne TV est l’un de nos objectifs.

SWiTCH : Un conseil pour des jeunes entrepreneurs qui souhaiteraient créer leur société ?
Laurent Surbeck : Selon moi, la bonne formule consiste à suivre son idée créatrice et à s’entourer en amont d’un cabinet d’expertise qui pourra analyser et créer un prévisionnel. Toutefois, on ne peut jamais prévoir de quoi demain sera fait. Il faut avoir foi dans l’innovation et défendre son projet jusqu’au bout. Mes derniers conseils seraient de ne jamais croire que l’on peut tout faire tout seul et de rester humble en écoutant et en apprenant sans cesse des gens qui nous entourent.

SWiTCH : Y a t-il une question que l’on ne t’a pas posée et que tu aurais aimé que l’on te pose ?
Laurent Surbeck : Concernant mon projet personnel peut-être. Aujourd’hui mon objectif est de continuer à construire cette chaine avec un peu moins de moi. Même si le challenge me passionne toujours autant, il ne faut pas personnifier une société. Selon moi, chaque entreprise devrait pouvoir exister sans son fondateur. C’est la suite logique !

Et puis, j’aurais davantage de temps libre pour mes projets personnels : repartir en montagne, écrire un livre,…

SWiTCH : Merci Laurent et longue vie à Montagne TV !

 

 

[Média] SWiTCH est dans Alpes Loisirs n°74 !

A l’occasion de la sortie du numéro hiver 2011-2012 d’Alpes Loisirs, SWiTCH a été sollicité en tant que spécialiste marketing & communication auprès des stations de montagne.Vous trouverez notre interview dans la rubrique « Infos Stations : Toutes les nouvelles tendances, activités, hébergements,… » en page 94 et 95.

C’est un peu notre cadeau de Noël à nous !

[Evènement] 3ème Coupe du Monde de Ski de Bosses à Méribel le 20 décembre 2011

Le 20 décembre prochain, Méribel a le plaisir de lancer la saison de ski en organisant pour la 3ème fois consécutive la Coupe du Monde de Ski de Bosses. Les épreuves se dérouleront en parallèle et en nocturne sur le stade olympique de Corbey. Quelques jours avant le top départ, nous avons rencontré Christophe Mugnier, Responsable du Service Evénements & Animations de l’Office de Tourisme de Méribel, pour comprendre comment l’événement s’inscrivait dans la stratégie de communication de la station. Interview.

SWiTCH : Comment avez vous eu l’idée d’organiser une Coupe du monde de Ski de bosses à Méribel ?
Christophe Mugnier :
Je ne suis arrivé à mon poste qu’il y a deux ans et cette Coupe du Monde était déjà en place avant que j’arrive. Nous sommes donc cette année sur la continuité de ce qui a été fait les années passées. Cela dit, elle présente le double avantage d’être bien placée dans le calendrier, ce qui permet de faire parler de Méribel et du ski en début de saison d’hiver auprès du grand public et de rester actifs au sein de la FIS (Fédération Internationale de Ski, ndlr) pour préparer la prochaine grande échéance pour nous, c’est-à-dire 2015 puisque nous accueillerons les finales de la Coupe du Monde de Ski Alpin. Il y aura 9 courses finales puisque nous organiserons toutes les épreuves finales Hommes et Dames pour les 25 meilleurs mondiaux dans chaque discipline. C’est à cette occasion qu’on remet l’ensemble des Globes de Cristal aux coureurs qui finissent leur saison.
Il est vrai que cela n’a pas grand-chose à voir avec la Coupe du Monde de Bosses, mais cette épreuve nous permet de participer à l’ensemble des réunions de la FIS

SWiTCH : Est-ce que cela a été difficile pour Méribel de convaincre la FIS que vous étiez LA station idéale pour accueillir ces finales de Coupe du Monde en 2015 ?
C.M. :
Cela a d’abord été un échec, car nous espérions pouvoir organiser ces finales en 2013. Mais notre dossier n’a pas été retenu. Donc on a refait une 2ème candidature et là notre nouveau dossier est facilement passé. En général, il y a des stations qui reviennent souvent dans l’organisation des finales, car la FIS est assez frileuse pour déplacer les finales. Ce sera une première nationale, car c’est un évènement qui n’a jamais été organisé en France !

SWiTCH : Félicitations ! Pour revenir à la Coupe du Monde de Ski de Bosses, comment celle-ci s’inscrit dans la stratégie de communication globale de Méribel et comment est-ce qu’elle contribue au développement de la notoriété de la station ?
C.M. :
Nous avons un livre blanc qui définit notre axe de communication général sur la station. Nous avons identifié que notre cible principale sont les jeunes skieurs. Pour nous, les épreuves de bosses sont du freestyle. Or, il apparaît que le freestyle correspond bien à cette population. En réalité, c’est surtout la date de l’événement qui est intéressante ! Un rendez-vous, comme le propose Val d’Isère avec le Criterium de la Première Neige en tout début d’hiver, c’est quant même très porteur !

SWiTCH : Quels outils de communication avez-vous utilisé pour faire connaître cet événement ?
C.M. :
Principalement par le biais d’achat d’espaces publicitaires et d’annonces presse sur des magazines spécialisés. On communique aussi grâce à notre site Internet. Sinon, on a une communication plus locale avec un partenariat avec le Dauphiné Libéré et une présence sur les magazines de la Tarentaise tels qu’Info News ou Tarentaise Hebdo. La Coupe du Monde ayant lieu pendant les vacances, on estime qu’il faut surtout cibler les touristes qui sont en vacances sur les 3 Vallées.

SWiTCH : Dans la mesure où c’est un événement destiné à une cible jeune, est-ce que vous avez prévu un dispositif de communication sur les média sociaux ?
C.M. :
Il y a une page Facebook qui est en place pour la Destination, mais il n’y en a pas de spécifique à l’événement bien qu’il existe depuis 2 ans déjà. Rien n’est prévu sur Twitter, ni les autres média sociaux…

SWiTCH : Est-ce que vous avez une communication différente pour cet événement par rapport aux autres rendez-vous que vous organisez dans l’hiver ?
C.M. :
Non, nous appliquons les mêmes recettes à chaque fois. Seuls les supports presse changent en fonction du type d’activité à l’honneur, mais nous n’avons pas une communication spécifique pour cet événement là.

SWiTCH : les 17 et 18 décembre 2011 aura lieu la Coupe du Monde de Ski Alpin à Courchevel. Comment est-ce que vous vous positionnez par rapport à cet événement, même si la clientèle n’est pas vraiment la même qu’à Méribel ?
C.M. :
Courchevel organise une Coupe du Monde de Ski Alpin, donc la taille de l’événement n’est pas du tout comparable ! Au niveau des budgets, de la communication, de tout, ce n’est pas la même échelle. C’est un rapport qui va approximativement de 1 à 10 dans tous les domaines de l’organisation. Entre l’alpin et le freestyle, on ne joue pas dans la même cour.

SWiTCH : Est-ce que vous avez conçu des produits spécifiques pour attirer la clientèle autour de cet événement ?
C.M. :
Oui, tout d’abord parce que cette année on a réussi à négocier avec la FIS pour que les épreuves aient lieu pendant la première semaine des vacances scolaires. Ensuite, parce qu’on a voulu faire cet événement en nocturne pour en faire un véritable show avec des jeux de lumières, de la vidéo, des feux d’artifice pour créer une véritable mise en scène. Pour les finales, le mardi 20 décembre 2011, on a rendu l’accès aux remontées mécaniques gratuit de façon à ce que les spectateurs puissent skier en nocturne sur la piste proche du Stade et accéder facilement à la piste de bosses.  Notre objectif est d’en faire un véritable succès populaire, on espère qu’il y aura beaucoup de monde autour de la raquette d’arrivée.

Merci Christophe Mugnier et bonne saison 2011-2012 !

Bon plan : Si vous n’avez pas la chance de pouvoir assister au spectacle sur place, les Finales débuteront à 18h et seront diffusées en direct sur Eurosport.

[Propagande] Livrer du Bonheur : un chemin vers le profit, la passion et le but ultime

A l’occasion de la sortie du livre de Tony Hsieh, le PDG de Zappos – c’est-à-dire le plus célèbre site de vente de chaussures dont se sont fortement inspiré Spartoo et Sarenza – « Delivering Happiness : A Path to Profits, Passion, and Purpose« , Guy Kawasaki a réalisé une interview de l’auteur. Les questions sont assez directes, simples – voire simplistes !? (ce sont des américains…), mais les réponses comportent quelques « sagesses entrepreunariales et marketing » vraiment intéressantes. Nous vous en proposons ici une modeste traduction :

Guy Kawasaki : Sur la base de votre expérience avec les vers de terre, les dindons et les boutons, pensez-vous que l’on devient entrepreneur avec le temps ou que l’on a ça dans le sang dès la naissance ?
Tony Hsieh : Pour la grande majorité des gens, à l’age de 12 ans, soit ils ont l’esprit entrepreunarial, soit ils ne l’ont pas.

G.K. : Pour l’éducation des enfants, pensez-vous qu’il faille les préparer aux tests TAGE MAGE, leur faire prendre des cours de piano et de violon, et qu’ils aspirent à devenir médecin dès le plus jeune âge ?
T.H. : Non, je pense que mon approche serait plutôt de leur faire essayer plein d’activités différentes et  de voir ensuite celles qui les passionnent vraiment.

G.K. : Quelle est la stratégie derrière la politique de livraison et de retour gratuit ?
T.H. : Notre philosophie est d’investir la majorité de l’argent que nous aurions dépensé dans le marketing et la publicité dans l’expérience client, et de laisser nos clients faire le marketing à notre place, par le biais du bouche à oreille. Nous avons considéré la livraison gratuite en 24h à la fois comme une montée en gamme en terme de service pour le client et comme un coût marketing pour l’entreprise.

G.K. : Comment les entrepreneur devraient décider dans quel business ils devraient se lancer ?
T.H. : Je leur recommandeai d’essayer beaucoup de choses dans différentes industries et avec différentes personnes tout au long de leur vie, et finalement le business pour lequel ils sont vraiment faits viendra à eux.

G.K. : Qu’est-ce qui est pire pour une startup : avoir trop d’argent ou en manquer ?
T.H. : Avoir trop d’argent.

G.K. : Quel genre de Business Plan les entrepreneurs devraient avoir ?
T.H. : Penser à où ils voudraient en être dans 10 ans et où ils voudraient en être dans un an. Tout ce qu’il y a entre les deux ne compte pas vraiment, parce que rien ne se passe comme on l’avait prévu au départ.

G.K. : Est-ce que le service client est le nouveau marketing ?
T.H. : Ce qui est nouveau c’est que nous sommes tous hyperconnectés et que l’information circule beaucoup plus vite qu’avant (par le biais de Twitter, des blogs, etc.). Donc les récits des expériences des clients, bonnes ou mauvaises, tendent à se répandre beaucoup plus rapidement. Par conséquent, ils peuvent avoir un effet bien plus impactant sur la marque d’une entreprise.

G.K. : Quel rôle joue le bon vieux téléphone chez Zappos ?
T.H. : Nous pensons que le téléphone est l’un des meilleurs outil de gestion de l’image notre marque. Nous avons l’entière attention du client pendant 5 à 10 minutes ! On ne peut même pas comparer ça avec une pub de 30 secondes pendant le Super Bowl, alors que les téléspectateurs n’accordent probablement pas toute leur attention. Si nous arrivons à avoir une bonne interaction, nous avons remarqué que nos clients s’en souviennent pendant très longtemps et parlent de nous positivement à leurs amis et leur famille.

G.K. : Quelles sont les valaurs clés de Zappos ?
T.H. :

  • Un service qui étonne
  • Faire face au changement et le maîtriser
  • Etre amusant et non-conformiste
  • Etre aventurier, créatif et faire preuve d’ouverture d’esprit
  • La passion d’avancer et d’apprendre.
  • Construire des relations ouvertes et honnêtes en communiquant
  • Bâtir une équipe positive et un esprit de famille
  • Faire plus avec moins.
  • Etre passionné et déterminé
  • Faire preuve d’humilité

G.K. : Est-ce qu’une expérience de mort imminente peut être bonne pour une entreprise ?
T.H. : Ca peut l’être si l’entreprise apprend de cette expérience et devient plus forte grâce à cela.

G.K. : Est-ce qu’Amazon change Zappos ou est-ce que c’est Zappos qui change Amazon ?
T.H. : Nous apprenons tous les deux l’un de l’autre, mais pour les citer, Amazon a autorisé Zappos à rester indépendant. Nous continuons à prendre nos propres décisions et à faire grandir notre marque et notre culture à notre façon.

G.K. : Qu’est-ce que le »bonheur » pour une personne qui a vendu ses entreprises 265 millions et 1,2 milliards de dollars ?
T.H. :

  • Savoir garder le contrôle
  • Le constat d’avoir progressé
  • La connectivité (par le nombre et la qualité des relations)
  • Avoir des buts plus élevés

G.K. : Dans votre livre, on a l’impression que vous êtes tout le temps dans des bars. Est-ce que vos parents savent ça ?!
T.H. : En fait, c’est mon père qui fait la traduction de mon livre en chinois… 

G.K. : Est-ce que vos parents sont fiers de vous maintenant ou est-ce qu’ils veulent toujours que vous deveniez médecin ?
T.H. : Je crois que ma mère veut toujours que je devienne médecin.

Et pour finir, on a débusqué pour vous une infographie sympa sur la science du bonheur par Tony Hsieh. Enjoy !

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