Articles

Retour sur le Digital x Outdoor 2018

Organisée par ImaginoveCITIA et Outdoor Sports Valley, la 3ème édition du Digital x Outdoor (DxO) a eu lieu le 8 novembre dernier à Archamps. Cet événement propose de décrypter l’innovation numérique et d’accompagner les entreprises de l’industrie de l’outdoor vers une meilleure connaissance des solutions « digitales » disponibles. La thématique centrale de cette édition était consacrée à l’expérience client en tant que levier de différenciation de la marque. Armelle Solelhac, PDG de SWiTCH, a eu le plaisir d’y faire une conférence plénière « en bon français » sur les tendances du marketing numérique d’ici à 2025. Voici les points clés à retenir.

La vente ou l’expérience d’achat aboutie des consommateurs multi facettes
Les nouvelles technologies ont radicalement modifiées les attentes des consommateurs ces 20 dernières années. L’acte d’achat est une question de timing, de précision, de compréhension de l’autre et d’efficacité… comme dans le sport ! C’est aussi devenu une question d’expérience et de valeur. Ainsi les marques doivent s’inscrire dans le quotidien de leurs cibles de clientèles pour mieux les toucher. En 2018 les consommateurs sont désormais surinformés, exigeants et… hautement infidèles ! Ils sont surtout uniques. Ils ont tout de même pour dénominateur commun de construire leurs achats avec de nombreux canaux. Cet état sonne donc le glas du marketing de masse (ce que nous avions annoncé sur ce blog depuis 2016) tout comme de la distribution de masse. Toujours adeptes du shopping en points de vente physiques, les consommateurs y réalisent encore plus de 80% de leurs achats. Ils deviennent cependant très sensibles aux marques engagées qui répondent aux grands enjeux sociétaux.

Les 10 tendances du marketing numérique d’ici à 2025
Dans ce contexte, nous avons présenté ce qui nous semblait être les tendances du marketing numérique pour les 7 prochaines années. Voici notre présentation détaillée :

Pour mémoire, voici notre présentation sur les tendances du marketing numérique d’ici à 2020 :

A l’année prochaine pour le DxO 2019 !

Retour sur le Digital x Outdoor 2017

DXO-MONTAGNE-MOYEN Fond Bleu Organisée par ImaginoveCITIA et Outdoor Sports Valley, la 2nde édition du Digital x Outdoor (DxO) a eu lieu le 10 novembre dernier à Archamps. Cet événement propose de décrypter l’innovation numérique et d’accompagner les entreprises de l’industrie de l’outdoor vers une meilleure connaissance des solutions « digitales » disponibles. La thématique centrale de cette édition était consacrée à l’intégration du consommateur au cœur des dispositifs. Armelle Solelhac, PDG de SWiTCH, a eu le plaisir d’y faire une conférence plénière « en bon français » sur les tendances du marketing numérique d’ici à 2020. Résumé.

Convialité, humour et contenus « No Bullshit »
Contrairement à de nombreux événements consacrés au numérique, la particularité du DxO réside très certainement dans son absence absolue de snobisme. Ici, pas de terminologie alambiquée, pas de concept abstrait, pas de posture pédante de supériorité des « sachants » au regard des « apprenants » : les participants étaient là pour repartir avec les idées claires et du concret à mettre en oeuvre dès leur retour au bureau. De fait, les présentations des intervenants, qu’elles fut sous forme de conférence, de témoignage ou d’atelier, étaient sans langue de bois, engagées et chargées de bonnes pratiques à adopter et/ou d’erreurs à éviter. Il en a découlé une ambiance décontractée mais non moins sérieuse bien agréable !

Après les traditionnels discours d’ouverture, nous avons donc présenté « en bon français » notre revue des tendances en « marketing numérique » d’ici à 2020. Comme nous n’avions qu’une vingtaine de minutes, nous avons du faire des coupes et ne retenir que 5 d’entre elles. Mais vous pouvez désormais retrouver le support détaillé et complet ci-dessous :

Bertrand Barré (PDG de ZEBRA) a ensuite expliqué avec beaucoup d’humour, voire un brin de provoc’, comment la génération des « millenials » change le dialogue entre les marques et les consommateurs. Ayant une tendance à rejeter les marques et leurs discours bien rodés, avides d’authenticité et très auto-centrés, les « millenials » imposent de nouvelles règles aux marques. Ces dernières doivent non seulement apporter plus d’émotions et plus de valeur ajoutée dans leur storytelling, mais leurs discours doivent être en cohérence avec leurs actes et leurs engagements sociétaux au quotidien.

DxO 2017

Jean Naveau (Directeur International produit & digital de SEB) a poursuivi la matinée en apportant un retour d’expérience sans faux-semblant sur l’association des services numériques et des produits pour renforcer l’expérience consommateur chez SEB. Dans la foulée, Axel Dutreil (Directeur Global Digital Marketing & E-commerce) a lui aussi apporté un témoignage sans détour sur la façon dont le numérique s’est imposé à Salomon et est devenu une des clés de succès de l’entreprise. Ces deux exemples ont vastement démontré comment les entreprises qui saisissent ces changements à temps – plutôt que de les subir… – peuvent les transformer en opportunités pour accélérer leur croissance.

Pitching, salon & déjeuner bio et ateliers pratiques
La séquence attendue et particulièrement appréciée de l’événement a permis de finir la matinée en beauté : les startup pitch ! Clément Lhommeau d’Helloways et Tim MacLean de Whympr ont donc pu défendre leur projet devant le public. On aurait aimé en avoir d’autres, d’autant plus que ce n’est pas les beaux projets qui manquent au sein de l’industrie de l’outdoor…

VR Dx0 2017

Après un déjeuner sain et original au coeur d’un salon d’exposition où les participants ont pu faire le plein d’expériences et de solutions numériques, les ateliers de l’après-midi se sont déroulés sur quatre thématiques :

  1. La gestion des athlètes pour mieux toucher ses consommateurs ;
  2. Comment faciliter l’appropriation interne des messages de la marque ;
  3. Le crowdfunding, outil de financement ou de recherche marketing ?
  4. Comment créer le dialogue avec son client ?

En bref, DxO 2017 a proposé une seconde édition de grande qualité avec des solutions concrètes et des perspectives pour l’avenir, afin de permettre aux marques de l’outdoor de négocier au mieux leur virage numérique. Vivement le DxO 2018 !

SWiTCH fera une conférence le 10 Novembre 2017 pendant le Digital x Outdoor !

DXO-MONTAGNE-MOYEN Fond BleuOrganisée par Outdoor Sports ValleyImaginove et CITIA, la 2nde édition du Digital x Outdoor aura lieu le 10 novembre 2017 à Archamps. Après le succès de l’année dernière, cet événement qui a pour objectif de décrypter l’innovation digitale et d’accompagner les entreprises de l’industrie outdoor vers une meilleure connaissance des solutions numériques disponibles se concentrera sur l’intégration du consommateur au cœur de l’entreprise. Armelle Solelhac, PDG de SWiTCH, aura le plaisir d’y faire une conférence sur les tendances marketing numérique d’ici à 2020.

Des intervenants de haute qualité tels que Bertrand Barré (PDG de ZEBRA), Jean Naveau (Directeur International produit & digital de SEB), Yann Tessier (CEO de Itycom) ou encore Clément Meynier (Fondateur de Koppo) présenteront leurs visions et leurs retours d’expériences dans le cadre de conférences plénières, d’ateliers pratiques, de tables rondes, afin d’amener des réponses concrètes sur le sujet. Une exposition-salon en parallèle des présentations permettra aux participants de découvrir les services et produits digitaux liés au monde du sport outdoor.

Infos pratiques :
Date : vendredi 10 novembre
Horaires : 9h00 à 17h00
Lieu : Centre de Convention d’Archamps, Domaine de Chosal, 92, rue Ada Byron – Archamps Technopole
Inscription : ici !

Retour sur ISPO 2017 à Münich (Allemagne)

ISPO2017 2 - Armelle Solelhac - SWiTCH

Tous les ans, c’est la même histoire : toute l’industrie de l’outdoor et du sport s’installe à Münich (Allemagne) pour une intense semaine de salon, rencontres, sourcing, apéros endiablés et dégustation de Bretzels. 85 000 visiteurs venus de 120 pays et pour la 5ème année consécutive, nous étions parmi eux ! SWiTCH a en effet arpenté les dédales de ce véritable labyrinthe qu’est Messe München pour prendre le pouls de l’industrie, dénicher les nouvelles tendances et rapporter quelques pépites. Voici nos impressions à chaud et en direct du lounge VIP de la 45ème édition d’ISPO.

L’adaptation aux évolutions du marché

L’ajustement des marques aux évolutions du marché que nous avions expliqué en 2014 commence doucement à se mettre en œuvre. On voit ainsi apparaître de plus en plus de produits évolutifs ou multi-usages « sport et urbain ». On peut citer à titre d’exemples Oakley – avec des poches rectangulaires et des fits plus amples, Picture Organic Clothing – avec des dégradés de couleurs, des imprimés photos ou motifs ethniques et, d’une manière générale beaucoup de couleurs automnales – ou encore Black Crows. Cette dernière marque reconduit sa collection de vêtements « Corpus » et va décliner prochainement une collection lifestyle « Traverse », ainsi que les sacs « Dorsa » (en 18 et 27 litres) utilisables aussi bien en ville qu’en montagne. Pour cela, la marque chamoniarde adopte les codes de la ville avec un beau travail sur des coupes plus droites et moins près du corps, des cols originaux, des écussons, des pressions (partout !), une capuche rétractable avec un système de zippers – « pour aller plus vite sur les pistes ! » nous a confié Julien Regnier en personne – et la possibilité de mélanger les couleurs entre les hauts et les pantalons de façon à ce que cela reste portable en toutes circonstances. Lafuma a aussi adopté le « mix & match » des coloris de ses vêtements pour offrir plus de liberté de choix et mieux coller à la versatilité des attentes des clients.

Les couleurs de l’hiver 2017/2018 sont le bleu marine, le jaune et le orange… aussi fluo que possible ! Les traitement mats ont le vent en poupe, mais paradoxalement les produits contenants de la lumière pour mieux se signaler aux autres semblent faire une percée.

ISPO2017 6 - Armelle Solelhac - SWiTCH

Enfin, comme nous l’avions remarqué l’année dernière, les gammes de ski de randonnée continuent à s’élargir. La marque suisse Movement présente ainsi pas moins de 20 modèles ! Même le snowboard, qui est en chute libre depuis de nombreuses années, semble connaître un petit regain grâce aux différents splitboards, chez Rossignol notamment, avec son modèle « Sushi » qui nous a beaucoup plu.

ISPO 2017 - Armelle Solelhac - SWiTCH 5Crise de confiance et l’étendard du développement durable

Pour se donner plus de consistance en ces temps de vache maigre, comme si le manque d’innovation et de renouvellement privait les marques de belles histoires à narrer, elles se racontent à grands coups de « missions statements » et clament (trop ?) haut et (trop ?) fort leurs « core values ». Elles revendiquent leurs origines françaises, norvégiennes, allemandes ou encore américaines pour mieux faire oublier que leurs produits sont en fait fabriqués en Asie. Elles reviennent sans cesse sur leur parcours, leurs innovations passées, les accomplissements des quelques rares athlètes qu’elles soutiennent encore du bout des doigts. Toutes les composantes de la parfaite plateforme de marque y passent, mais rien n’y fait : la confiance en la reprise économique n’est pas encore vraiment là.
ISPO2017 4 - Armelle Solelhac - SWiTCH

ISPO2017 3 - Armelle Solelhac - SWiTCHAlors pour se rassurer, elles brandissent l’étendard du développement durable et des efforts qu’elles consentent à réaliser pour être « plus propre », « plus honorable » et « plus désirable », parce qu’elles ont enfin compris que c’est désormais devenu un véritable critère de choix pour les consommateurs.

ISPO2017 1 - Armelle Solelhac - SWiTCH

[La bonne nouvelle du mercredi] SWiTCH participera du 14 au 18 septembre 2015 au Design Summer Camp !

DSC_2015

L’édition 2015 du Design Summer Camp, événement dédié au design de produits et de services dans l’industrie Outdoor, aura lieu dès la semaine prochaine à Annecy et SWiTCH sera de la partie ! 

Organisé par les réseaux Outdoor Sports ValleyEurosima et Estia Entreprendre, l’évènement est prévu du 14 au 18 septembre 2015 à Annecy et au Bourget du Lac. Les professionnels de l’industrie des Action Outdoor Sports, es designers / ingénieurs / graphistes, mais aussi les universitaires sont conviés à participer et à échanger sur leurs pratiques et leurs expériences respectives.

L’an passé, l’évènement avait rassemblé plus d’une centaine de personnes autour du thème « Action Outdoor Sport » et permis d’identifier les tendances émergentes des sports de glisse et outdoor, impliquant un changement important dans la pratique de ces sports. Cette année, c’est le design qui est mis à l’honneur ! Au programme : 5 jours d’ateliers, de conférences  et d’échange sur le thème du design et les métiers qui y sont associés, pour mieux connaître, enrichir et partager ses connaissances dans le domaine.

Design Summer Camp Badge Speaker
Parmi les temps forts à ne pas rater cette semaine : le Stand Up Du Design (mercredi 16 septembre à 18h00 à l’IUT d’Annecy) permettra à 12 jeunes talents et personnalités référentes du Design de présenter une expérience ou une réflexion en 10 minutes chrono ! SWiTCH a été retenu pour parler des 6 ingrédients pour créer un produit ou une expérience « Wow ! ».

Autre temps fort de la semaine, le Think Tank Digital X Outdoor qui se déroulera le jeudi après midi et permettra d’échanger autour de l’intégration du numérique dans l’industrie outdoor, en faisant la part belle aux objets connectés dans le sport.

Pour s’inscrire et découvrir la programmation complète de l’évènement, c’est ici. Et pour ceux qui ne pourront pas être des nôtres, nous ne manquerons pas de vous faire partager notre expérience sur le blog !

 

SWiTCH Initiatives – ITW de Jean-Christophe Guillaud-Bataille, Fondateur d’ESTHETE

Envie d’en savoir plus sur les entreprises qui font bouger le monde de l’outdoor ? Dans le cadre des SWiTCH Initiatives, nous partons à la rencontre des gens passionnés qui créent des produits ou des services directement inspirés de leurs pratiques sportives. Nous avons récemment échangé avec Jean-Christophe Guillaud-Bataille, fondateur de l’entreprise ESTHETE, marque française de vêtements et accessoires intelligents pour le vélo en ville. Interview.

SWiTCH : Pouvez-vous nous présenter votre parcours, et pourquoi avez-vous créé votre entreprise ?
Jean-Christophe Guillaud-Bataille : J’ai 32 ans et suis originaire de la région Rhône Alpes. J’ai une formation double d’Ingénieur et de Designer produits. J’ai pratiqué les deux compétences dans deux postes différents. J’ai d’abord été ingénieur designer produit dans une agence de Grenoble dans le secteur des sports de montagne et également du vélo. J’ai eu une deuxième expérience plus technique dans une PME du côté de Lyon, où je vis aujourd’hui, en tant que responsable du bureau d’études.

Ce qui m’a amené à Cycles Esthète ! J’ai fait pas mal de vélo étant étudiant et encore même aujourd’hui. Depuis de nombreuses années, je suis fan de vélos urbains et fonctionnels, mais également du milieu du fixie, où les vélos sont très esthétiques. En travaillant en tant que designer dans ce milieu, j’ai eu beaucoup idées sur l’équipement du cycliste. J’ai constaté qu’il manquait quelque chose aujourd’hui pour les cyclistes urbains. Depuis un moment j’avais cette idée d’apporter une solution aux personnes qui vont travailler en ville et qui ont cette problématique d’avoir des vêtements étanches, respirant, esthétiques, élégants, mais également sécuritaires. Je voulais faire une alternative au gilet jaune que je trouve laid, en le remplaçant par un système électronique, avec un éclairage à LED.

La veste que nous avons baptisé « Eclaireur » est équipée de ce système. Nous pensons déjà à d’autres solutions pour l’avenir en utilisant notamment des matériaux phosphorescents.

SWiTCH : Comment ont réagi vos proches à l’annonce du projet ?
JCGB :
J’ai reçu beaucoup d’encouragements. Les personnes qui me connaissent bien savent que j’ai un esprit d’entrepreneur. Avant d’avoir créé cette société, j’avais un statut d’auto-entrepreneur parallèlement à mes différents postes. J’ai toujours aimé avoir une activité et entreprendre. Cela a été très bien perçu par ma famille, par mes amis, j’ai eu le soutien de ma femme. C’est elle qui a décidé si oui ou non nous allions démarrer le projet ensemble. Elle m’a soutenu et elle m’a même aidé au début dans les démarches commerciales. Je n’ai reçu aucun avis négatif, l’accueil de mes proches a été très favorable !

SWiTCH : Quelle a été la plus grande difficulté que vous avez connu depuis la naissance du projet jusqu’à aujourd’hui ?
JCGB : La partie administrative : la création en elle-même, la rédaction des statuts, le dépôt des dossiers dans les différentes institutions comme la CCI, le tribunal de commerce, etc… Sur les 6 mois de vie l’entreprise, j’ai passé la moitié de mon temps à me battre contre la paperasse ! Pour moi, créer un produit, le développer et le commercialiser, est la partie la plus passionnante, la plus amusante et la plus facile du projet. Tout l’aspect administratif a été très pénible et laborieux, j’ai fait plusieurs fois les mêmes choses. On dirait que l’Etat n’a pas très envie d’encourager les gens à créer des sociétés tellement les démarches sont compliquées.

SWiTCH : Quelle a été la plus grande satisfaction depuis la création ?
JCGB : C’est le jour où j’ai vendu les premières vestes dans une boutique à Paris. C’est une boutique que j’ai presque harcelé pour obtenir un accord de leur part. Le positionnement est très nouveau, le concept est novateur et tout le monde apprécie le produit. Par contre il y en a encore qui sont réticents sur le niveau de prix (ndlr : 600euros TTC). J’ai beaucoup insisté dans les boutiques qui ont décidé de me référencer. Ça m’a fait plaisir de trouver des boutiques prêtes à partager les risques et prêtes à aider une entreprise jeune et innovante.

SWiTCH : Quelles sont les valeurs fondamentales de votre entreprise ?
JCGB : C’est d’abord la culture de l’innovation. Nous apportons des produits innovants et technologiques. Pour l’instant il n’y en a qu’un produit connu, mais une gamme est en cours de développement et chaque produit fait l’objet de recherches avancées. Il y a une vraie volonté de rompre les codes entre esthétisme, technologie et usage.

La deuxième valeur fondamentale est l’éthique. Nous nous adressons au milieu du vélo, on parle d’un mode de déplacement doux. Il y a une vraie éthique environnementale et une vraie éthique humaine. Il y a également une éthique économique : je cherche à faire produire les produits le plus proches possible de nous. On relocalise tout ce qui est faisable dans la société.

SWiTCH : Quels sont vos moyens de communication à l’heure actuelle ?
JCGB : J’ai un site Internet, j’ai mis en place une page sur Facebook avec le plus de fans possible, je pense que c’est aujourd’hui un outil de communication très puissant, ainsi que Twitter, Pinterest, Linkedin,…

J’utilise également des moyens de communication un peu plus classiques comme la presse et le mailing. Je fais aussi de l’évènementiel, puisque j’ai récemment participé au Salon du Cycle à Paris. Cet évènement m’a apporté beaucoup de retour sur les produits auprès des distributeurs, de la presse et des utilisateurs finaux. Cela a aussi été un vecteur de notoriété. Le grand public a pu découvrir les produits sur le stand.

SWiTCH : Au niveau de vos moyens de distribution, avez-vous décidé de vendre exclusivement en boutique ou avez-vous également prévu de vendre en ligne via votre site internet ?
JCGB : Je distribue dans les boutiques physiques dans les grandes villes de France. Nous serons bientôt présents dans les pays étrangers. Nous privilégions des boutiques haut de gamme qui proposent de très jolis produits. Nous avons aussi notre propre boutique sur notre site web.

SWiTCH : Cela ne choque pas les retaillers de vous voir vendre sur votre site Internet ?
JCGB : Ça les fait un peu grincer des dents, mais aujourd’hui c’est incontournable. Le e-commerce est en train de prendre beaucoup d’importance, il est donc logique que je m’installe dessus. Ce sont les nouvelles règles du jeu, il faut que les boutiques sachent jouer avec. Il y a  certaines boutiques qui m’ont dit clairement qu’elles ne prendraient pas mes produits à cause de cela. C’est un choix, mais je préfère me concentrer sur le e-commerce et avoir des boutiques physiques très qualitatives. Aujourd’hui, on peut être sur le web, tout en restant éthique et correct vis-à-vis de la distribution traditionnelle. Je ne vais pas casser les prix, je reste dans les mêmes conditions que ce qui se passe en boutique physique, donc à priori les magasins ont plus de chances d’avoir des clients. Il y a toujours l’avantage de pouvoir toucher le produit et l’essayer. Je pense clairement que la tendance va s’inverser dans quelques années, il va y avoir de plus en plus de e-commerce, c’est évident au vu des facilités que cela représente.

SWiTCH : Quelle est votre vision à cinq ans pour votre entreprise ?
JCGB : C’est tout d’abord de bien faire le tour de tous les vêtements techniques pour le cyclisme urbain. Je pense aussi, dans quelques années, m’intéresser à toute la mobilité urbaine en général avec des moyens de déplacement comme le scooter, la moto et tout ce qui est alternatif, comme les trottinettes. Ma vision est d’avoir une vraie gamme de vêtements et d’accessoires qui s’adressent à une clientèle d’aventuriers urbains. Je vais m’intéresser à tous les déplacements urbains alternatifs.

SWiTCH : Est-ce que vous auriez un conseil pour une personne qui voudrait créer son entreprise, mais qui n’ose pas encore ? Par où commencer ?
JCGB : Tout d’abord sachez qu’il existe des aides. Un bon point de départ c’est d’aller voir la CCI de votre département. N’hésitez pas à prendre un rendez-vous, ils vont vous proposer un accompagnement personnalisé pour créer votre société. Ils vont vous aider à constituer votre business plan et réaliser vos prévisions financières, présenter les types de produits, les moyens de distribution, etc… La CCI propose des modules de formation très intéressants.

Je me suis également intéressé au réseau Entreprendre et au réseau Initiative France. Il y a des clubs et des associations qui aident les jeunes entrepreneurs. Il ne faut pas hésiter à aller les voir. Ils ont plein de bonnes idées ! Cela permet d’aller beaucoup plus vite pour prendre des décisions et faire des choix. Je conseille aux jeunes entrepreneurs de ne jamais baisser les bras, même si cela peut paraitre compliqué et si parfois on a l’impression d’être un peu noyé, il ne faut pas se décourager et il faut en parler autour de soi, c’est une bonne expérience.

SWiTCH : Merci beaucoup Jean Christophe et bonne continuation !

Photos : G. Piel.

Défilé ASAP – Les collections hiver 2012/2013 en avant première !

Dans le cadre de sa mission pour MontagneTV, SWiTCH a pu assister au défilé ASAP qui s’est déroulé à l’Impérial d’Annecy la semaine dernière. Le principe est simple, une cinquantaine de grandes marques de l’outdoor se réunissent pour présenter leur collection 2012/2013. Le tout dans une ambiance festive et décontractée. On a eu la chance d’interviewer Sophie Bramel, journaliste spécialisée dans la mode sport. Elle analyse pour nous le défilé et détache les grandes tendances de la saison à venir ! Faute de goût interdite l’hiver prochain…

SWITCH : Bonjour Sophie ! Quelles sont tes premières impressions à la suite du défilé ?

Sophie Bramel : Ce défilé est un concentré de ce qui se fait de mieux en termes de ski et d’après ski. Toutes les grandes marques sont présentes, cela permet d’avoir un aperçu complet de ce qui va se passer sur les pistes l’année prochaine ! Au niveau de l’ambiance, tout le business du sport est réuni, il y a beaucoup de monde et on sent que les gens sont contents de se retrouver. Le côté festif est très agréable. Mon seul bémol concerne le défilé en lui-même, j’étais un peu déçue que toutes les marques soit présentées de la même manière. On avait très peu de temps pour profiter des produits haut de gamme.

SWiTCH : Quelles sont les grandes tendances de la saison prochaine ?

SB : Les marques cherchent clairement à rassurer leurs clients. On a vu très peu d’imprimés et de vêtements funs. J’ai trouvé les principaux acteurs de l’outdoor un peu frileux sur ce point. Cependant, ce manque de fantaisie est compensé par des associations de couleurs originales : bleu marine et jaune, anis et turquoise, … ainsi que par des détails techniques de plus en plus poussés. Le design est hyper soigné, la qualité des matières irréprochable,… on a vraiment vu des collections pensées pour l’action !

SWiTCH : Quel est le look femme de l’année prochaine ?

SB : La petite parka féminine a un peu disparu et laisse place à la veste un peu plus longue, bien ajustée, avec une ceinture. Les silhouettes sont vraiment mises en valeur. La tendance vintage est également très forte, poussée par des collections comme Rossignol 1907, Fusalp 1952 ou des marques comme Amundsen.  Au niveau des couleurs on a vu beaucoup de noir et blanc et le retour des coloris froid. Le turquoise est associé à l’anis ou au jaune et remplace le violet pour la saison à venir. Les matières sont de plus en plus travaillées, l’aspect suédé et très intéressant notamment chez des marques comme Eider ou Fusalp.

SWiTCH : Quoi de neuf pour les hommes ?

SB : Là aussi le mouvement autour du ski des années 50 est vraiment fort. Les couleurs tournent autour du gris, du kaki et du marron. C’est un look baroudeur transposé au ski. Peu de nouveauté au niveau des imprimés, la seule chose que l’on est vu ce sont des carreaux, mais avec des associations de couleurs subtiles et très travaillées. J’ai un faible pour les vestes un peu carrées avec des poches plaquées, type trappeur,  associées à un pantalon en velours près du corps !

SWiTCH : Le mot de la fin ?

SB : C’était un moment très agréable et convivial qui donne un aperçu assez précis de ce qui va se passer la saison prochaine ! Faute de goût interdite !

SWiTCH : Merci Sophie !

 Retrouver l’intégralité des photos du défilé ASAP sur la page Facebook de MontagneTV !

Crédits Photos Jean-Baptiste Cotte

Comment fidéliser et engager durablement ses clients ?

Dans leur livre intitulé « Brand Culture », Richard Elliott et Andrea Davies constatent que la raison pour laquelle les consommateurs choisissent leurs marques fétiches est qu’ils s’identifient aux valeurs et styles de vie sous-jacents à celles-ci. Les consommateurs les utilisent alors pour construire leur propre identité et entrer dans une communauté d’adeptes de leur marque favorite. Tout l’enjeu pour les équipes marketing est alors de s’assurer que leur marque incarne, au-delà du sponsoring, les valeurs qui lui sont propres en les rendant accessibles et concrètes aux yeux des consommateurs. Cela implique en amont un travail de fond pour décanter et mettre en lumière les véritables valeurs fondamentales de l’entreprise qui oeuvre derrière la marque commerciale. L’intérêt pour les marques est donc de parvenir à créer une véritable communauté dont l’identité est en symbiose avec leur ADN.

Concevoir des produits de qualité n’est plus suffisant pour convaincre et fidéliser les clients. Si les marques souhaitent toucher leurs consommateurs pour qu’ils effectuent ce processus d’assimilation de leurs valeurs, elles doivent créer ou mettre en scène leur histoire – technique autrement appelée « storytelling » – et la mettre en œuvre au travers d’actions marketing qu’elles relateront auprès de leur public – c’est-à-dire en produisant du « brand content ». Il s’agit de personnifier la marque en lui attribuant des valeurs et des références concrètes pour la rendre plus attractive. Le Graal : une communauté de fans possédant une conscience partagée, qui se connaissent sans jamais s’être rencontrés : « Dis-moi ce que tu « like » et je te dirai qui tu es ».

Il faut réussir à développer une image mentale dans l’esprit du consommateur, c’est-à-dire une représentation intellectuelle de la marque, de façon à ce que ces derniers associent à celle-ci les concepts qui lui sont rattachés, ainsi que son éventails de valeurs et de messages. A la manière d’un roman, pour capter l’attention, il faut créer une histoire dans laquelle se plonger et non une suite de mots à lire. Cette histoire devra être passionnante pour être relayée spontanément.

Bien que le milieu s’y prête, les marques du secteur Outdoor utilisent relativement peu ces méthodes.  On a déniché pour vous deux équipementiers qui s’appuient sur ce dispositif pour fédérer leur communauté. La clé de la réussite de ces campagnes sont qu’elles résultent d’un véritabe engagement de la part des marques et sont donc des modèles du genre.

Mammut, la marque Suisse spécialisée dans le matériel et l’équipement alpin, est une des premières marques outdoor à se lancer dans le storytelling.

Le concept est simple, proposer à des clients de la marque de vivre l’expérience Mammut de A à Z, via le programme « Base Camp, au cœur de l’action avec Mammut ». Au programme, activités outdoor, tests produit, ateliers,… tout ça dans le cadre de la prochaine campagne de communication de Mammut !

 

Tout est là, partage d’expérience, passion de la montagne, valeurs partagées et presque conscience commune… Le client écrit une page de l’histoire de la marque avec elle. Il est actif dans l’évolution de la marque, il contribue à son évolution. Son engagement pour la marque est considérable !

Le prochain projet de Mammut ? Pour ses 150 ans en 2012, l’équipementier Suisse lance un recrutement européen et compte gravir150 sommets autour du monde. A vos inscriptions !

Nike 6.0, qui a très vite fait oublier Nike ACG, exploite d’une manière différente le concept de storytelling. Pour la deuxième année consécutive, Nike 6.0 à ré-ouvert les portes de sa fameuse Roundhouse dans le sud-ouest.

L’idée est de proposer une maison aux couleurs de la marque. Les clients, en franchissant la porte de la roundhouse, entre dans l’univers Nike 6.0 : customisation de produits, une « photobooth », un skate shop et un surf shop, avec la possibilité de créer des photos et vidéos avec les produits que l’on teste. Ajoutez à cela une scène de concert, des soirées à la sauce Nike 6.0 et un mur d’images pour suivre en direct la progression du concours The Chosen sur Facebook. Nike 6.0, qui n’existe que depuis 3 ans, écrit son histoire et la propose à ses clients.

Grâce à ces actions, les marques touche des consommateurs classiques qui vont se transformer en ambassadeurs, ils vont relayés les valeurs de la marque de manière spontanée, raconter l’histoire Nike 6.0 ou Mammut à leur tour. Ils vont développer une forte image mentale de la marque, ils ne se contenteront plus de la consommer mais vont la vivre et se l’approprier. L’implication et l’engagement de la cible est considérable. Le storytelling de chaque marque doit choisir les valeurs qu’il souhaite prôner et inciter à adopter, pour gagner une clientèle engagée.

Le storytelling et le brand content ont donc de beaux jours devant eux, pour preuve un sondage réalisé par TNS Sofrès et intégré au sein du livre blanc des annonceurs  le place comme le métier représentant un des plus forts potentiels de développement.

C’est le thème N°1 devant le marketing de l’innovation, le 360° et la gestion de la marque. Avis aux amateurs…

Crédits Photos : http://www.fashionfillers.com/, http://www.mammut.ch/, http://testconso.typepad.com/files/club-des-annonceurs.pdf

2nde édition du European Outdoor Forum du 11 au 12 octobre 2011 à Annecy – 2nde journée

La seconde édition du European Outdoor Forum a lieu du 11 au 12 octobre 2011, à l’Impérial Palace à Annecy. Cet évènement rassemble plus de 200 participants venus du monde entier pour échanger sur l’état du marché des marques et des activités outdoor, découvrir les dernières tendances de consommation et saisir les nouveaux challenges auxquels ils seront confrontés dans les mois et années à venir. Résumé à chaud de la 2nde journée.

Avant de vous relater le déroulement de cette dernière journée de conférences, nous vous avions promis hier de relayer les évènements du dîner-croisière sur le lac d’Annecy. Comme souvent lors de ce type de rassemblement festif, cela a donné lieu à des retrouvailles et de belles rencontres, des tranches de rires mémorables et surtout une présentation particulièrement « inspiring » de Heiner Oberrauch (Président de Oberalp-Salewa Group) dans la même veine que Paul Petzl l’année dernière.

Pour faire suite à la présentation de l’état de l’industrie de l’outdoor en Chine hier, Mark Held (Secrétaire général du European Outdoor Group) a exposé les chiffres et tendances pour le marché européen. Sa conclusion est sans appel : « L’industrie outdoor européenne surnage au lieu d’avancer, voire de courir devant le reste du monde ». Et malheureusement, l’année 2012 risque d’être perturbée et difficile si l’on en croît ses prévisions.

Eugenio Di Maria (Fondateur et Président d’EDM Publications) a ensuite introduit une table ronde consacrée au futur du retail. Celle-ci a rassemblé Zhang Heng (Fondateur et Président de Sanfo – Une chaîne de magasins distribuant du matériel de sport en Chine), Frederic Hufkens (Président de A.S. Advendure Group – Europe), Thomas Lipke (Directeur du Management de Globetrotter – Allemagne) et Jeff Crook (Vice-President of Merchandise de Mountain Equipment Co-op – Canada). Chacun a présenté son entreprise, puis le débat a été lancé autour de plusieurs questions relatives notamment au niveau des prix des produits, au choix des marques distribuées dans les magasins (en particulier en Chine), aux défis liés aux ouvertures de nouveaux points de vente, à l’e-commerce, etc.

Après une délicieuse pause déjeuner au Moon, Alex Striler (Consultant en Management et auteur de l’ouvrage « X Play Nation ») a détaillé, dans une présentation esthétique et bien huilée, les 6 clés de compréhension du marché des jeunes (surtout les moins de 18 ans) :

  1. Connaître le vocabulaire et les codes utilisés par les plus jeunes ;
  2. Créer une communication ludique, divertissante, amusante ;
  3. S’appuyer sur des partenaires (en faisant, par exemple, du co-branding ou en s’appuyant sur des évènements connexes) ;
  4. « Fuel the fire ! » (concept qu’on laissera en anglais dans le texte, parce qu’une fois traduit en français il perd tout son sens… sorry guys ! 😉 )
  5. Faire la promotion d’idoles / icônes (athlètes, artistes, etc.) ;
  6. Engager la conversation avec ses clients et prospects (notamment grâce aux média sociaux), sans attendre que ce soit eux qui fassent la démarche.

Au passage, il a souligné que « les tendances ne sont pas aussi importantes que les changements à l’intérieur des tendances elles-mêmes ». Ce point important, malheureusement trop souvent oublié par les professionnels du marketing et de la communication, plaide une fois de plus en faveur de cette tendance de plus en plus forte – et que nous avons déjà souligné à plusieurs reprises dans ce blog – qu’est l’hyper segmentation.

A notre très grande surprise, Alex Striler recommande aux marques, qui souhaiteraient s’attaquer à des cibles plus jeunes mais dont le positionnement commencerait à dater, non pas de capitaliser sur leur marque en tant qu’actif précieux et d’effectuer un travail de fond sur leur repositionnement, mais plutôt de créer de toute pièce une nouvelle marque pour l’apposer sur les mêmes produits. Suivant le même principe, il invite les équipementiers à créer artificiellement une histoire autour de leur marque pour toucher leur(s) cible(s). Là encore, nous sommes étonnés pour ne pas dire plus que sceptiques quand on connaît l’engouement pour « la quête et le retour à plus d’authenticité dans nos modes de consommation et de communication». En tout état de cause, c’est ce que révèlent les résultats de l’ensemble des études portant sur les comportements des consommateurs dans le monde à l’heure actuelle. L’avenir nous dira qui de l’authenticité ou de la superficialité triomphera, même si, vous l’aurez compris, nous ne pouvons que vous recommander de jouer la carte de l’honnêteté.

Puis Anne Laurent (General Intellectual Property Counsel Europe pour Amer Sports) a expliqué comment les marques pouvaient repérer les contrefacteurs et les distributeurs de produits factices sur le web pour les dénoncer et tenter de lutter contre ce fléau.

Enfin, Frank Hugelmeyer (Président de l’Outdoor Industry Association) a présenté de façon très ludique et participative l’état, les grandes tendances, les menaces et les opportunités du marché nord-américain de l’outdoor.

Nous retiendrons de cette seconde édition du European Outdoor Forum :

+++ Le networking et l’atmosphère conviviale
++    La pertinence du contenu, la variété et la qualité des présentations
+       L’organisation

On aimerait pour l’année prochaine :

+       de tables rondes
++    d’interactivité (accès à Internet dans la salle de conférence, mur avec commentaires live sur Twitter, etc.)
+++ de présentations sur la prospective et les tendances comportementales des consommateurs du secteur de l’outdoor dans le futur

A l’année prochaine pour ce rendez-vous qui, nous l’espérons, deviendra incontournable !

Crédits photos : J-M Favre

2nde édition du European Outdoor Forum du 11 au 12 octobre 2011 à Annecy – 1ère journée

La seconde édition du European Outdoor Forum a lieu du 11 au 12 octobre 2011, à l’Impérial Palace à Annecy. Cet évènement rassemble plus de 200 participants venus du monde entier pour échanger sur l’état du marché des marques et des activités outdoor, découvrir les dernières tendances de consommation et saisir les nouveaux challenges auxquels ils seront confrontés dans les mois et années à venir. Résumé à chaud de la 1ère journée.


Jean-Luc Diard (Président d’Outdoor Sports Valley & Vice-Président de Tecnica Group) et David Udberg (Président du European Outdoor Group & MD Lowe Alpine UK) ont ouvert les festivités par un discours d’accueil des participants en rappelant les quatre piliers de cet événement : « Learn, Share, Network, Sustain ».

Roger Zeng (Président & Fondateur de la China Outdoor Retailer Association – CORA) a enchaîné sur une excellente présentation de l’état du marché chinois de l’outdoor et sa dynamique unique de progression, ainsi que les 10 tendances clés de consommation du pays le plus peuplé au monde. Sans surprise, les chiffres sont impressionnants hallucinants et laissent entrevoir de très grosses perspectives de business, à condition pour les entreprises étrangères de dépasser des barrières  tant financières que culturelles et juridiques non négligeables à l’entrée.

Puis, Edwin Koster (Représentant européen de Social Accountability Association – une ONG en charge de faire progresser les droits des travailleurs dans le monde) a expliqué comment l’industrie de l’outdoor pourrait améliorer ses standards en matière de traitement des salariés et de leurs conditions de travail. Julia Hawkins (Directrice de la Communication et des Relations Publiques pour Ethical Trading Initiative – une alliance de sociétés, de syndicats et d’association caritatives qui a pour mission d’améliorer les conditions de travail des personnes fabricants des biens de consommation) lui a emboîté le pas pour détailler les conditions d’intégration des grands principes et des meilleures pratiques du développement durable en matière sociale dans les process de production des sociétés faisant fabriquer leurs produits dans les pays en développement.

Après un déjeuner dans l’agréable cadre du Moon, Douglas Kent (Président de eKNOWtion) a réussi l’exploit de captiver le public à l’heure de la digestion avec un sujet technique et peu glamour sur le futur des supply chains et les niveaux de risques auxquels les sociétés sont exposés.

Walter Naeslund (Fondateur et Président de l’agence de publicité suédoise Honesty) a ensuite déroulé une séduisante présentation (c’était d’ailleurs écrit dans le titre ! 😉 ) sur les stratégies marketing modernes et comment les marques vont devoir intégrer sur les « potins » pour assurer leur communication. On retiendra particulièrement de cette présentation la modélisation du « Rainbow Honesty », dont nous reparlerons prochainement dans ce blog.

Pour finir cette journée de conférences sur une note légère, les constructeurs du nouveau refuge du Goûter sont venus exposer le fruit de leur travail.

Alors que nous mettons en ligne cet article, il nous reste moins d’une heure pour nous préparer pour un diner festif à bord du MS Libellule sur le lac d’Annecy. On vous racontera tout ça demain, c’est promis ! 😉

Crédits photos : J-M Favre