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Facebook Edgerank : la vidéo détrône-t-elle vraiment la photo ?

Une récente étude menée par Socialbakers montre que la photo ne serait plus reine sur Facebook. Pour produire cette analyse, l’agence a analysé 4 445 pages de marques de plus de 100 000 fans sur une période allant d’octobre 2014 à février 2015. Nous avons tous constaté ces derniers mois que la vidéo prend une place de plus en plus importante sur le réseau social, notamment avec la mise en place de l’autorun systématique des vidéos. Mais qu’en est-il vraiment ?

Quelques données chiffrées

En avril 2014, Socialbakers affirmait encore que les photos étaient le meilleur moyen pour être vu par les utilisateurs de Facebook. La portée organique sur la communauté globale était alors en moyenne de 16%, d’après l’étude Ogilvy. La photo permettait alors de susciter l’intérêt des fans. Mais depuis Facebook a changé son algorithme et les résultats sont pour le moins inattendus.

Depuis octobre dernier, les analystes et community managers ne jureraient plus que par la vidéo. La portée organique (non payante) d’une photo aurait chuté à 3,7% alors que celle d’une vidéo est plus de deux fois supérieure (8,7%). Le texte et les liens se placent, eux aussi, devant les publications contenants des photos avec respectivement 5,8% et 5,3% de portée organique.

Le graphique ci-dessous fait état de la portée dans la communauté. Le constat est similaire : la portée moyenne d’une vidéo est très largement supérieure à celle d’une photo.

Une bonne nouvelle en revanche, ces changements n’impacteraient pas l’engagement que suscite une publication photo. Il est similaire voire supérieur malgré une portée organique inférieure !

La qualité, encore et toujours !

La vidéo n’est pas pour autant la solution à la problématique de la visibilité des publications. La qualité du contenu doit toujours être au rendez-vous. Facebook intègre en effet dans son algorithme des critères de pertinence et de qualité. Une publication photo d’une grande qualité vaudra alors mieux qu’une vidéo négligée.

Alors pourquoi un tel changement ?

Mark Zuckerberg a annoncé depuis longtemps qu’il misait l’avenir du développement de son réseau social sur la vidéo. D’ailleurs, Facebook propose depuis quelques temps déjà de télécharger des vidéos directement sur le réseau social. Les vidéos natives sont même avantagées par le Edgerank par rapport aux vidéos importées d’autres plateformes. Les marques qui cherchent une forte exposition ont donc intérêt à télécharger leur contenu directement sur Facebook ou au moins à les dupliquer pour bénéficier d’un double référencement.

A terme, le géant américain souhaite concurrencer YouTube et la machine est déjà lancée à grande vitesse. Aux Etats-Unis, le nombre de vidéos postées sur l’année 2014 a augmenté de 94% par rapport à 2013. Aujourd’hui, 50% des Américains qui utilisent Facebook quotidiennement regarderaient au moins une vidéo sur la plate-forme tous les jours. Dans l’ensemble, les utilisateurs voient près de quatre fois plus de vidéo dans leur flux de nouvelles qu’il y a un an.

Cette modification de l’algorithme est donc un encouragement pour les marques et les particuliers à illustrer leurs publications avec des vidéos de qualité hébergées nativement sur le réseau social, afin de mieux concurrencer YouTube. Ce virage ne sera pas simple à prendre pour les équipes de Menlo Park, car toute la puissance de Google se trouve derrière le leader mondial de la vidéo online.

Notre retour d’expérience

Au sein de SWiTCH, nous n’avons pas encore constaté de baisse du reach pour les publications comportant des photos sur les pages que nous gérons pour nos clients, bien au contraire ! Quant aux publications comportant des vidéos, elles peinent à être vues si elles ne sont pas soutenues par des campagnes d’achats média – tels que des posts sponsorisés par exemple – y compris quand la qualité des images est au rendez-vous. Pour ce qui est des liens, c’est encore pire ! Et pour les publications de statut sans illustration, impossible de dire, car cela arrive trop rarement pour que nous puissions en tirer des conclusions fiables. Nous restons donc vigilants dans les semaines à venir et vous tiendrons au courant si nous notons des modifications intéressantes. « Wait and see », comme on dit outre-Atlantique !

Le « Ice Bucket Challenge » : les raisons de son succès

Les défis se multiplient sur la toile, mais cet été c’est le « Ice Bucket Challenge *» qui a tiré son épingle du jeu et est devenu l’un des buzz les plus importants jamais connu sur les réseaux sociaux. Le principe ? Une personne nominée doit se verser un seau d’eau glacée sur sa tête, puis invite ses amis à faire de même dans les 24 heures, sous peine de devoir verser une donation pour l’association ALS qui lutte contre la maladie de Charcot. Beaucoup ont choisi à la fois de faire une donation et de « mouiller leur chemise ». Des millions de vidéos circulent désormais sur les réseaux… Pourquoi un tel succès ?

La réussite de cette campagne n’a été en rien commanditée par l’association elle-même. Le challenge n’était d’ailleurs pas au départ relié à la maladie. Il l’est devenu à partir du 15 juillet à l’initiative du golfeur professionnel Chris Kennedy, dont un membre de sa famille est touché par ce syndrome. Boston, puis les Etats-Unis deviennent alors l’épicentre de ce phénomène. Mais le big bang médiatique intervient surtout le 12 août après la participation de grands noms de l’industrie Web comme Mark Zuckerberg ou Bill Gates. Le buzz est en marche et s’étend à travers de nombreux pays. L’association en est le grand bénéficiaire puisqu’elle a perçu un montant de donations 20 fois supérieur à celui de l’année passée.

Sur les réseaux sociaux, le challenge fait boule de neige. Entre le 1er juin et le 17 août, 2,4 millions de vidéos ont été diffusées sur Facebook et plus de 28 millions de personnes les ont likées, commentées ou partagées. Même phénomène sur Twitter : 90 000 tweets mentionnant #icebucketchallenge ont été postés le 11 août seulement.

La combinaison de plusieurs facteurs explique un tel engouement. Le caractère drôle et simple d’exécution permet premièrement de susciter l’intérêt des internautes. En effet, qui a souvent l’occasion de se mettre en scène de cette façon ? Ce défi permet à chacun de faire rire et montrer un côté positif de sa personnalité, tout en réalisant une bonne action. L‘intérêt de ce challenge réside dans le fait que le concept soit commun à tous, mais en même temps, chacun raconte sa propre histoire. Cela répond de plus au principe du KISS « Keep It Simple Stupid » car l’action demande peut de moyens, ni d’efforts. Deuxièmement, le challenge a été lancé au bon moment, pendant l’été, auprès d’une communauté locale sensibilisée. Le défi a été repris par des personnalités de Boston touchées par la maladie, qui ne pensaient pas en faire un événement national. Ils ont ensuite fait appel à leurs communautés d’amis et famille, de véritables ambassadeurs qui ont suscité un sentiment d’empathie de la part des internautes. Troisièmement, l’entrée en scène de célébrités a su faire décoller la propagation du défi au niveau international. Cela a effectivement accru l’envie de se joindre au défi, mais aussi de voir comment ces stars s’en sortaient dans une situation incongrue. Enfin, La nomination d’amis et le caractère urgent du challenge (le réaliser dans les 24 heures), ont permis de véritablement accélérer le processus.

Le « Ice Bucket  Challenge » est donc un excellent exemple de buzz. Il pourrait être tentant pour un marketeur de s’inspirer de ce modèle. Cependant, le fond du message d’une marque n’est en rien comparable à celui d’une communauté sensibilisée à une cause, indépendante de tout organisme. C’est finalement la beauté d’un groupe d’individus cherchant simplement à faire entendre leur voix, qui en fait son succès… même si dans tout ce brouhaha médiatique, on en oublie parfois la finalité première de ce mouvement.

 

*Défi du seau d’eau glacée

Home : Une nouvelle stratégie sur mobile pour Facebook

L’utilisation des réseaux sociaux sur téléphones mobiles était jusqu’à présent orientée vers les applications. Mark Zuckerberg a récemment indiqué vouloir renverser cette mécanique en intégrant Home dans les téléphones mobiles de façon totale. L’idée d’un téléphone Facebook est ainsi abandonnée au profit d’une interface mobile disponible sur Android. Explications.

La nouvelle interface pour téléphone mobile Home par Facebook est complétement orientée vers les personnes. Amis et relations passent en premier plan, alors que les applications sont reléguées au second. Home s’intègre discrètement dans les téléphones comme une trame sous-jacente pour mieux délivrer le contenu. Facebook s’efface derrière ce qui « compte vraiment », à savoir la communication avec ses amis. Objectif : ne même plus avoir l’impression d’utiliser le réseau social. Etre indispensable sans y penser ! D’ailleurs, on ne parlera plus que de Home et le terme Facebook ne sera pas mentionné.

Alors que l’expérience de Facebook sur mobile était jusqu’à présent laborieuse et médiocre, l’arrivée de Home lui permet enfin de proposer un contenu fluide et pratique dès l’écran d’accueil. SMS, chat et partage deviendront possible depuis toutes les applications, quelque soit l’activité en cours. Ces fonctionnalités sont totalement intégrées et transparentes, accessibles constamment. C’était une véritable nécessité pour le géant américain quand on sait que sur les 1 milliard d’utilisateurs, près de 650 millions utilisent leur Smartphone pour se connecter.

Techniquement, il s’agit d’une évolution du système d’exploitation mobile Android, qui a été conçu dès son origine pour accueillir ce type d’ouverture. L’environnement Home s’infiltre totalement dans l’OS (Operating System = Système d’exploitation) à un niveau très profond. Il sera alors difficile de faire la part des choses entre Android lui-même et l’environnement Home, tant ils seront imbriqués.

Cette manipulation est possible sur Android qui est un système d’exploitation open source et open territory. IOS le système d’exploitation pour mobile d’Apple étant fermé et bloqué,  développer avec Apple un système équivalement impliquerait donc un partenariat que refuse Marc Zuckerberg. Tant qu’une réponse juridique n’obligera pas Apple à plus d’ouverture de son système d’exploitation, Facebook ne développera pas son interface sous IOS.

La nouvelle expérience Home est disponible en téléchargement depuis le 12 avril sur les smartphones compatibles Android. Si vous l’avez testé, dites-nous ce que vous en pensez !

F8, Facebook et ses 800 millions de membres : le « temple du personal branding à la sauce sociale »* !

Ca y est ! Facebook a atteint les 800 millions d’utilisateurs et a dépassé les 500 millions de connexions simultanées le 22 septembre dernier. Vous vous rendez compte un demi milliard de personnes qui font la même chose au même moment sur notre belle planète… Impressionnant !

Nous ne vous ferons pas de grands discours sur les nouveautés de Facebook qui seront disponibles pour le grand public dans un peu moins de 2 semaines maintenant. Celles-ci ont été présentées par Mark Zuckerberg himself lors du F8 (prononcez “fate”, ce qui signifie “destinée” en anglais) le 22 septembre dernier et largement commentées par la presse/blogs spécialisés depuis. Nous vous recommandons cependant la lecture de cet article du blog d’Emakina, l’un des « Facebook Preferred Developer Consultant« . Tous les impacts pour les utilisateurs, les marques et les agences de communication y sont très bien expliqués. Une fois encore, ceux qui oseront et verront les opportunités offertes par tous ces changements prendront le pas sur ceux qui freineront des quatre fers en entrevoyant uniquement les risques et les freins…

Pour y voir plus clair, nous partageons avec vous une vidéo très claire sur la forme de ces changements :

Voici au passage une belle  infographie récapitulative des grandes évolutions de Facebook depuis sa création :

*Gregory Pouy

Google + : 26 millions d’utilisateurs, 72 % d’hommes et autres chiffres intéressants (En une image)

Ca y est ! Les premières études sur Google + commencent à apparaître. On s’attendait à une explosion phénoménale du service et à une adoption en masse. La réalité est plus mitigée et le mode de lancement sur invitation n’y est sans doute pas pour rien, même si certains diront que « ça crée de la rareté et donc du désir…« . Cette infographie fournit quelques réflexions sur ce qui se passe sur la plate-forme : 72% des utilisateurs sont des hommes, si l’on en croit le classement des 10 principales professions des utilisateurs ceux-ci sont des geeks et la personnalité la plus suivie est… Mark Zuckerberg ! Le comble pour le réseau qui souhaite concurrencer Facebook ! ;-).

Facebook Places

On ne vous a jamais vraiment parlé de Foursquare, ni des plateformes sociales de géo-localisation équivalentes sur le blog de SWiTCH. Et pour cause, nous savions depuis un moment que Facebook travaillait au développement d’une fonctionnalité identique. Cela dit, au lieu de créer de toute pièce leur propre application de géolocalisation, les équipes de Mark Zuckerberg ont été plus malines. Elles ont préféré mettre en place des partenariats avec les players existants (foursquare, Gowalla, Yelp et Booyah) pour autoriser Facebook Places à utiliser les applications déjà existantes.

Nous ne rentrerons pas plus dans les détails techniques aujourd’hui, mais on vous laisse découvrir une vidéo (durée : 2’28) qui vous expliquera tous les avantages et le fonctionnement de cette nouvelle fonctionnalité :

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